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Des pièges fatals à toutes les espèces

 Tacnet Mary-Gaëlle
Mercredi 12 Avril 2017

Notez
Bonjour Ousselin, j'ai vécu le même drame. Je me bats pour faire interdire les pièges qui tuent. Partagez et signez au maximum les 2 pétitions, et contactez-moi pour m'apporter l'ensemble de votre témoignage. Plus nous aurons de témoignages et de signatures, et plus nous aurons de chance d'arrêter ce massacre.

APPEL A TEMOIGNAGES PIEGES
ET PETITIONS A SIGNER CONTRE LES PIEGES QUI TUENT


Les pièges qui tuent existent toujours en France, nos animaux domestiques, en plus des animaux sauvages non considérés comme nuisibles, en font les frais. Cela doit cesser. Il faut les interdire. Certains sont en vente libre sur le web ou sur catalogue (chez ducatillon par ex) alors que normalement seuls les piégeurs agréés sont autorisés à les utiliser en suivant une règlementation très stricte.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000648027


Le 3 mars Hibane, cairn terrier de 4 ans, est mort dans un piège qui tue (en x ou conibear) illégal (département 21)


Merci de signer cette pétition, plus nous recueillerons de signatures et plus nous aurons de chance de faire bouger les choses


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Soutien_a_MaryGaelle_Rendons_justice_a_Hibane/?ahGGVlb




Le 29 mars Lili, podenco qui venait d’être adoptée), est morte dans un piège qui tue (en x ou conibear) illégal (département 95)


Merci aussi de signer cette pétition


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Soutien_a_Veronique_Rendons_justice_a_Lili/


D’autres récits émergent sur la toile. Plus nous recueillerons de témoignages, et plus nous aurons la possibilité de faire interdire ces pièges qui tuent sans distinction nuisibles et non nuisibles, animaux protégés et animaux de compagnie et qui peuvent même blesser un être humain et un enfant en balade ou lors d’une cueillette de champignons ou muguet.


Merci de m’adresser vos témoignages à cette adresse mail : brigitte.denfer(a)orange.fr (c’est important).




"Prenez parti ! La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais l’oppressé."
Elie Wiesel

"L’ultime espoir est dans l’efficacité de la pression populaire : chaque individu est sans doute impuissant, mais en nous rassemblant, nous pouvons faire basculer l’histoire."
Professeur Albert Jacquard

"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire"
Albert Einstein




Voici le récit de ce qui s’est passé le jour où mon chien Hibane est mort.

Le 3 mars

8H09.

Hibane n'est plus. Entre 2 cris, entre 2 pleurs. Je me dis. "Prends une photo. Pour avoir une preuve".
Mais aussi pour réaliser. Parce que je me croyais encore en plein cauchemar. J'allais me réveiller. Ce n'était pas possible une chose pareille.
Qui plus est, à notre endroit préféré. A l'étang. A ce que je considérais comme "notre" étang, puisque le monsieur qui en était propriétaire (enfin dont je pensais qu'il l'était), nous avait donné l'autorisation d'y venir à notre guise. "Vous pouvez y aller. Vous ne risquez rien".
8H26
Ma famille a prévenu les gendarmes. A prévenu la mairie. Les gendarmes de Dijon viennent de me téléphoner. Pour me demander où je me trouve exactement. Dur d'expliquer. Les mots s'embrouillent dans mon cerveau. Tant de peine. Tant d'émotion. Tant de détresse. Tant de haine. Tant d'incompréhension.
Moi j'avais téléphoné au vétérinaire. Juste avant.
L'espace d'un instant j'avais cru qu'il respirait encore. Il avait bougé. Je m'étais précipitée pour essayer à nouveau d'écarter ces morceaux de ferraille mortels, lâches, froids, durs.
Mais non. Son corps était lourd dans le fossé, qui cherchait maintenant à le happer, comme le piège. Ses yeux étaient troubles, vitreux. Sa gueule était entrouverte. Une petite tache rouge dedans. J'ai essayé de soutenir ses pattes arrière pour le faire remonter un peu. J'avais peur que son corps se déchiquète. J'avais peur que sa tête (car c'est en fait au niveau du haut du crâne qu'il a été attrapé, près des oreilles, sur le moment j'étais tellement paniquée, que je ne pouvais pas regarder, je n'avais plus d'yeux, ou mes yeux ne voulaient pas voir, j'avais pris les premières photos en fermant les yeux, je ne pouvais pas, je ne voulais pas voir l'horreur; j'avais juste des bras, des mains, qui s'agitaient dans tous les sens, qui tiraient, forçaient. Et j'avais une voix, mais une voix animale, que je ne connaissais pas, qui hurlait, hurlait, hurlait comme ces malheureux animaux torturés. J'avais la voix de tous ces animaux, dont quelques-uns, des survivants, cachés dans le talus, m'observaient sans doute. Emus, écoeurés. Parce que les animaux, même les animaux sauvages, ont des sentiments, ressentent des émotions, sont intelligents). J'avais peur que son corps se coupe en deux.
Malheureusement non. Non. Non. HIbane était bel et bien mort.
J'ai repris du courage. Me suis éloignée de quelques mètres.
Il fallait que j'aie une photo du décor. Pour témoigner, pour avoir une nouvelle preuve. Parce que ce n'était pas normal. Parce que cela n'aurait jamais dû arriver. Parce que c'était un crime. Ni plus ni moins.
Un crime odieux. Un crime lâche.
Et l'espace d'un instant, je me suis dit. Ca aurait pu être moi. J'étais 2-3 mètres derrière lui. J'allais le suivre, emprunter le même passage. Descendre dans le même fossé pour suivre la coulée de ragondin. Le terrain n'était pas très boueux. Il y avait juste un peu d'eau au fond du fossé.
Et l'espace d'un instant, je me suis dit. Ca aurait pu être moi. Ca aurait dû être moi. Ca aurait dû être moi à sa place. Une jambe prise dans le piège. Le piège qui se referme doucement, sûrement. Le piège qui ne laisse aucune chance. Le piège mortel.
Ca aurait dû être moi. La jambe déchiquetée dans le piège. Et j'aurais préféré.
Nous aurions pu tous les deux mourir ce jour-là. Il y avait un second piège. Le même que celui-ci. Un second piège. Tout pareil. Sans numéro. Sans panneau "zone piégée". Un piège sur une coulée.
Il y avait un second piège. Prêt à tuer. Installé un peu à gauche du fossé, à environ 15 mètres, au bord du talus. Ce sont les techniciens de l'ONCFS qui l'ont retrouvé le lendemain après-midi, dissimulé dans l'herbe.


http://c.bienpublic.com/edition-la-plaine-la-saone/2017/03/05/brazey-en-plaine-une-petition-apres-la-mort-d-un-chien-dans-un-piege-a-ragondin

http://c.bienpublic.com/edition-la-plaine-la-saone/2017/03/11/brazey-en-plaine-j-ai-cru-que-je-pouvais-encore-le-sauver-c-etait-terrible-a-voir

http://www.holidogtimes.com/fr/ce-jeune-chien-vient-detre-tue-par-un-veritable-instrument-de-torture-alors-quil-se-promenait-le-web-se-mobilise/



https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-plainte-bientot-deposee-apres-la-mort-d-hibane-dans-un-piege-ragondins-brazey-en-plaine-1489062501



https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000648027


L'horreur : http://chasseursdefragny.over-blog.com/article-le-piegeage-a-l-x-ou-au-conibear-49030501.html

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