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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Vautour fauve : l'éleveur a été condamné


Jeudi 27 Novembre 2014


Le 24 avril dernier, un éleveur de brebis en Ariège qui voulait effaroucher un vautour fauve selon ses dires ne loupe pas l'oiseau. Mardi le tribunal de Foix l'a condamné à 7500 euros d'amende et retiré son permis de chasse pour un an.




Les vautours fauves sont des équarrisseurs naturels ©V.B.
Les vautours fauves sont des équarrisseurs naturels ©V.B.
Il avait dit vouloir effaroucher la bête afin de protéger son troupeau de ses attaques. Mais ce 25 avril l'homme tira un peu trop bien et tua le vautour fauve qu'il avait dans sa ligne de mire. Manque de pot, le rapace tomba sur un cycliste qui alertait les autorités. L'éleveur aurait pu accepter la procédure simplifié du plaider-coupable. Mais il refusa la perche tendue par le procureur : il voulait un débat public et attendait d'être jugé par le tribunal correctionnel.

Les vautours ne font qu'anticiper la mort

Avant-hier, mardi 25 novembre le tribunal correctionnel de Foix a donc rendu son jugement. Il a condamné l'éleveur de brebis à à 7500 euros d'amende dont 6000 euros avec sursis (soit 1500 € d'amende effective),
au retrait de son permis de chasse pendant un an. En outre, le tireur devra verser aux trois associations, Lpo, Fne et Cea, qui s'étaient portées parties civiles 500 euros au titre des dommages et intérêts et 200 euros au titre des frais.

La Lpo qui s'est félicitée de cette sanction a rappelé que l'éleveur « avait tiré à deux reprises avec une carabine équipée d'un silencieux, d'un trépied et d'une lunette de visée ». Et souligner que « les vautours en tant qu'oiseaux nécrophages n'interviennent que sur les animaux immobiles donc des animaux morts ou exceptionnellement mourants. Ils ne font dans ces cas-là qu'anticiper une mort certaine. »

« Leur morphologie et leur comportement ne leur permettent pas de tuer un animal en bonne santé ni en pleine possession de ses moyens comme le ferait tout simplement un prédateur » assure Olivier Duriez, ornithologue et enseignant-chercheur au Centre d'écologie fonctionnelle & évolutive de Montpellier 2.

Alors que le préfet de l'Ariège a autorisé des tirs d'effarouchement à l'encontre des vautours fauves par un arrêté de septembre, la Ligue de protection des oiseaux « se demande dans quelle mesure ce type d'autorisation ne favorise-t-il pas ce genre de comportement hostile aux rapaces protégés. » D'ailleurs, la Lpo, le Cea et Fne viennent d'attaquer l'arrêté préfectoral au tribunal administratif de Toulouse.

Virginie Bhat


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