xoriburu.info
Eko-société

Un nouveau mode de consommation : le vrac.


Jeudi 13 Juin 2019


Xoriburu lance un nouveau sujet de discussion afin d’aiguiller ses lecteurs sur de nouvelles manières de consommer dans la région. Aujourd'hui zoom sur le vrac




De nos jours il existe des méthodes dites alternatives de consommation et le vrac en est l'exemple ultime. Mais alors finalement le vrac c'est quoi ? Comment faire ses courses de cette manière et surtout pourquoi ?

 
 
Day by Day à Biarritz. Xoriburu
Day by Day à Biarritz. Xoriburu

Le vrac, késako ?

Day by Day à Biarritz. Xoriburu
Day by Day à Biarritz. Xoriburu
On appelle la vente en vrac la vente de produits non pré-emballés. C'est à dire que les produits sont vendus tels quels, sans plastique superflu ni aucune autre forme d'emballage. Vous allez dire « pas pratique », pourtant, une fois après avoir pris le pli il est difficile de s'en passer et ce pour de nombreuses raisons. 

Il existe plusieurs types de magasins vendant du vrac. Il y a d'abord les magasins bio, qui vendent souvent une partie de leurs marchandises hors frais sous cette forme. Depuis quelques années, certaines grandes surfaces s'y sont mises aussi et proposent dorénavant certains produits. Il est aussi possible de retrouver cette forme de vente dans de nombreuses épiceries spécialisées, qui ont fait du vrac leur seul manière de pouvoir consommer. Ce type de magasins devient de plus en plus répandu. 

En France, selon les chiffres de l'association Réseau Vrac, il y a avait seulement 18 épiceries vrac en 2015. Notre pays, actuellement leader mondial, en a comptabilisé 160 en 2018. Cette hausse du nombre d'ouverture d'épiceries spécialisées, est révélateur d'une demande croissante des consommateurs qui veulent trouver des solutions alternatives aux formes et manières de consommation actuelles. 

C'est un marché qui pèse 500 millions d'euros en France mais qui représente seulement 0,5% du marché de l'alimentation total car toutes les mentalités ne sont pas encore prêtes à modifier des habitudes ancrées depuis plusieurs décennies. 

Aujourd'hui il est possible d'acheter un grand nombre de produits de cette manière. Il y a la vente en vrac de produits frais que la plupart des consommateurs connaissent comme les fruits, les légumes, le fromage. Mais il y a aussi la vente en vrac de produits hors frais, c'est-à-dire les produits d'entretien, le riz et les pâtes, les boissons, la farine ainsi que les produits cosmétiques etc...

Selon l'association Réseau Vrac, 30% d'un panier d'achat classique trouve son équivalence en vrac. Ces produits sont en moyenne entre 10 et 15% moins cher que les produits emballés équivalents. 
Malheureusement les réglementations actuelles et les cahiers des charges de certains produits ne sont pas compatibles avec ce type de vente. Pour acheter des aliments en vrac il faut venir dans les surfaces spécialisées avec ses propres contenants (bocaux en verre, sachets réutilisables). Certains magasins en fournissent à la vente ou au prêt. Une fois équipé il sera alors très simple de faire ses courses. 


 

Le vrac, pourquoi ?

 En tant que consommateur chaque choix que nous faisons a une incidence plus ou moins forte sur notre environnement. A l'heure des grands enjeux écologiques que nous connaissons, le vrac peut être une solution pour les personnes qui souhaitent changer leurs habitudes de consommation afin de se tourner vers des méthodes plus respectueuses de l'écologie. 

La consommation en vrac permet en tout premier lieu de limiter l'utilisation du plastique. Chaque année en France, nous consommons en moyenne 75kg d'emballage par personne. Ce nouveau mode d'achat permet de ne plus participer à la pollution de nos mers et terre par le plastique entre autre. 
De plus, acheter en vrac permet aussi de limiter le gaspillage alimentaire car les clients prennent exactement la quantité qui leur est nécessaire. Finis les paquets qui trainent à moitié vide dans les placards et qui termineront dans la poubelle.

Acheter dans des magasins spécialisés en vrac est aussi une garantie de provenance française car ces enseignes mettent en avant, dès qu'il est possible, le made in France. Evidemment la France ne peut pas produire tout ce qui est disponible à la consommation et il est donc logique de retrouver des produits venant d'autres pays comme les épices et les huiles d'olive. En favorisant le local, ce type d'épicerie réduit aussi les émissions de CO2 de son entreprise car les produits ne font pas le tour du monde.
 

Le vrac, où ça ?

Day by Day à Biarritz. Xoriburu
Day by Day à Biarritz. Xoriburu
A Biarritz, dans le quartier des Docks derrière la gare, se trouve une épicerie spécialisée dans le vrac hors frais*, Day by Day. Dans cette épicerie, 70% des produits sont d'origine française et plus de 750 références y sont distribuées. Méryl, la responsable du magasin saura vous aiguiller dans vos choix.

Chez Day by Day on trouve de tout et à des prix abordables. En passant par les produits ménagers, à la multitude d'aliments hors frais et même par la nourriture pour chiens et chats vous y trouverez forcement votre bonheur. Le rayon hygiène est très complet et beaucoup de produits proposés permettent de s'ancrer dans une routine anti-déchet (shampoing solide, oriculi, cotons réutilisables). 

Il y a aussi une sélection d'objets indispensables au quotidien mais plus respectueux de l'environnement. Vous pourrez y trouver par exemple, des éponges lavables au lave vaisselle mais aussi des couvre plats qui vous permettrons de vous passer de film plastique. Beaucoup d'autres accessoires y sont vendus comme des pailles en inox ou des gourdes pour limiter l'utilisation de bouteilles jetables. Coté nourriture pas d'inquiétude, Méryl a un large choix d'aliments en vrac et propose même à ses clients de la pâte à tartiner et du miel. Vous y trouverez aussi des épices, des huiles, du café qu'il est possible de moudre sur place.

Afin d'accompagner ses clients vers une démarche plus naturelle, Méryl propose aussi des ateliers dans son magasin. Vous pourrez par exemple apprendre à créer votre propre crème solaire, votre buddha bowl végétarien ou bien votre dentifrice solide. L'ensemble de ces événements sont disponible sur la page Facebook de l'épicerie.
 
 
* Hors frais : vous ne trouverez pas de produits frais chez Day by Day (fromage, viande, légumes, produits laitiers). 

 


 


Day by Day à Biarritz. Xoriburu
Day by Day à Biarritz. Xoriburu


Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir dans quelle mesure des formes de consommation alternatives peuvent être bénéfiques pour notre planète. 

India Hees


Dans la même rubrique :
< >
 

Nouveau commentaire :
Twitter


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site


La côte basque en images

On marche sur la tête !

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien aimé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info relayée par les média locaux vendredi ne serait ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour en arracher la tête... lors d'un repas de fêtes. Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, réprésentant de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.



La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche


Inscription à la newsletter

Téléchargement