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Un faon dans les rues de Biarritz


Lundi 15 Juillet 2013


Drôle de rencontre samedi dans une rue de Biarritz. Un jeune faon qu'une dame promenait en laisse ! Leurre ou vérité ? L'histoire de César et Soly-Ange Deschamps...




Soly-Ange Deschamps, magnétiseuse de profession, a amené César le jeune daim à Biarritz pour continuer à le nourrir. Le temps d'un week-end !  ©V.B.
Soly-Ange Deschamps, magnétiseuse de profession, a amené César le jeune daim à Biarritz pour continuer à le nourrir. Le temps d'un week-end ! ©V.B.
« Tu sais : j’ai fait une drôle de rencontre. Dans la rue, une femme promenait un faon ! » La jeune femme observe l’homme. Dubitative : « un faon ? Dans les rues de Biarritz ? ». Le coup d’une insolation ? Le soleil n’est pas encore au zénith. Les lendemains d’une nuit blanches aux San Firmin de Pampelune. Voilà quelques années déjà que son interlocuteur ne s’y est pas immergé. Devant le regard goguenard, l’homme insiste : « J’ai reconnu ses oreilles et sa tête. La femme le tenait en laisse ! Elle a disparu dans une des deux maisons derrière. » Face à lui, le visage dessine une moue moqueuse. « Tu te moques de moi ».

L’homme prend la moue au défi. « On prend les chiens et on y va ! » Les deux animaux en laisse, l’homme et sa compagne partent sur les traces du faon fantôme. La jeune femme jette un coup d’œil dans les jardins. Sait-on jamais, son compagnon n’a peut-être pas eu la berlue. Le petit groupe arrive devant les deux maisons où le faon se serait évanoui. Coup de chance, en face, les voisins sont surs le pas de leur porte. « J’ai vu un faon ce matin... » Et l’homme déroule son histoire. Les voisins la confirment : le faon existe bel et bien !

César le faon est un pensionnaire de l'Arche de Noé de Soly-Ange

César apprend à brouter l'herbe, initié par la main de son hôtesse ©V.B.
César apprend à brouter l'herbe, initié par la main de son hôtesse ©V.B.
La petite bête est là. En face. Dans le jardin. Gracile sur ses pattes fragiles. Yeux de biche. Le dos moucheté. A ses côtés, un superbe patou, un persan blanc et un petite caniche ! Une trouée vers le paradis perdu ? Non. Simplement des pensionnaires de l’Arche de Noé de Soly-Lange !

« César a un mois, explique Soly-Ange Deschamps qui, magnétiseuse depuis trente ans exerce entre Toulouse, Bordeaux et Biarritz. Il est né sur un domaine où il semble avoir été blessé. La propriétaire des lieux me l’a confié. Il va bien maintenant. Un faon a besoin d’être nourri toutes les deux heures. Jour et nuit ! C’est la raison pour laquelle je ne pouvais pas le laisser à Toulouse où se trouve mon Arche de Noé. Hier soir, nous sommes allés dîner au Port des pêcheurs avec lui !  »

« A Toulouse, mes autres pensionnaires sont surveillés par une personne de confiance. Ils sont tous suivis par un vétérinaire. Dans les règles de l’art. » Au fil des ans et de leurs rencontres, Soly-Ange Deschamps et son époux ont recueilli près d’une centaine d’animaux. Et le 22 juin dernier, elle a créé une association pour mieux subvenir à leurs besoins.

Alpagua, biche, canards, chats, chiens, cygnes, daim, dindon, grues couronnées, lama, Nandous, pigeons... et Orphée, le renne blanc. Tous ont leur histoire, blessés par la vie. Comme l’a été Soly-Ange Deschamps dans son enfance maltraitée. Elle les a recueillis, nourris, soignés...quitte à se servir de son don hérité de sa grand-mère. Tous ensemble vivent aujourd’hui en paix. « Entre eux, il n’y a pas de bagarre, il n’y a pas de racisme... souligne celle qui se considère comme leur maman. Les hommes devraient en prendre de la graine... » Des histoires d’amour qu’elle a rassemblé dans son dernier ouvrage, L’arche de Noé de Soly-Ange, Le paradis des animaux (1). Tout bêtement.



(1) Editions Carpentier

Virginie Bhat


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