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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Travaux : Hegalaldia retrousse ses manches


Mardi 16 Septembre 2014


Chalets d'accueil pour les hérissons, les écureuils, les passereaux, nouvelles piscines de réhabilitation pour les oiseaux marins... Hegalaldia est en plein chantier.




Les chalets à peine construits, certains sont déjà occupés ! ©V.B.
Les chalets à peine construits, certains sont déjà occupés ! ©V.B.
« Nous avons 27 vautours sur le centre actuellement. Des jeunes qui ont atterri dans des lieux improbables et n'ont pu reprendre leur vol. Un seul était blessé. Pris dans un fil de clôture lors d'une curée. lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, les autres se sont envolés. Sauf l'un d'eux : il est resté près de la carcasse et pendant que nous libérions son congénère emmêlé dans son fil, l'autre se gavait de l'animal mort, de temps en temps levant la tête et nous regardant ! » Ce n'est pas parce que Hegalaldia est en travaux que le centre a arrêté de tourner. Et chaque jour des animaux sauvages en difficulté y trouvent refuge.

Une cuisine extérieure pour le poisson !

Céline dans son nouveau bureau
  • Céline dans son nouveau bureau
  • Dissimulées dans la végétation, les volières
  • Stéphane Maury a retroussé ses manches, seul aux travaux !
  • Les piscines prennent un coup de neuf
  • Le siège de Hegalaldia
En cet après-midi de joli lundi, le soleil brille. Quelques cumulus blancs comme le neige s'amoncellent sur les montagnes pour s'éloigner vers d'autres cieux. Les oiseaux chantent sur le centre autrement calme.

Laurence accompagnée de Laurent est partie porter secours à un jeune vautour. Céline, la directrice, investit avec bonheur son nouveau bureau. « Nous avons interverti la destination des pièces. De ce côté les vestiaires avec douche. Là la cuisine. Et ici les bureaux administratifs. » De l'autre côté, les pièces dédiées aux soins de la faune sauvage qui vont aussi bientôt connaître leur petit révolution. « Et nous ferons une cuisine extérieure : le matin, certains supportent mal l'odeur du poisson. »

Ce ne sont pas les seuls bouleversements dont les infrastructures du centre bénéficient. Soutenus, entre autres, par une subvention de la fondation Brigitte Bardot. Depuis le début septembre, Stephan a retroussé les manches. Cinq jours à monter et aménager des petits chalets de bois, avec sas de sécurité, qui accueilleront, l'un les hérissons, l'autre les petits rapaces, le troisième est déjà occupé par des passereaux, le quatrième sera dédié aux écureuils où un jeune faisan squatte.

« Des promeneurs ont trouvé un oeuf d'où il était en train de sortir. Aucun parent autour ! Ils l'ont ramassé et l'ont gardé vingt-quatre heures avant que nous recueillons l'oisillon. Entre-temps, il avait failli mourir noyé dans une gamelle d'eau... Il a vraiment la rage de vivre ! admire Stephan. C'est mon chouchou en ce moment.  »

Un jardin pédagogique

Les fils électriques ne sont plus un danger pour les oiseaux
  • Les fils électriques ne sont plus un danger pour les oiseaux
  • La mare créée de toutes pièces
« Dans une autre vie, je réhabilitais de vieilles maisons » sourit Stephan qui ajoute : « demain soir, j'aurai terminé les piscines de réhabilitation des oiseaux marins et autres oiseaux d'eau. Les oiseaux auront assez d'espace pour même y prendre leur envol ! »

Accueil des animaux en danger. Accueil des bénévoles qui volent à leur secours... « Souvent ils restent un moment au centre pendant que nous donnons les premiers soins à leur protégé, expliquent Céline et Stephan. Nous allons aménager un petit jardin pédagogique où ils pourront circuler et s'informer. Nous avons déjà créé deux petites mares ; nous dégagerons les alentours pour qu'on puisse plus facilement les observer. »

Mares habitées de mille vies, perchoirs, maison des insectes, fils électriques aménagés pour protéger les oiseaux, panneaux sur ses activités et la faune que le centre prend en charge... Hegalaldia fourmille de mille idées pour former et informer. Et le centre compte bien les mener à bien cette année.

Virginie Bhat


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