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Trafic de chevaux : coupable !


Mardi 2 Décembre 2014


En 2013, dans le nord de la France, des chevaux promis à une heureuse retraite dans les prés avaient fini à la boucherie. L'homme à l'origine de cette tromperie vient d'être condamné par le tribunal de Charleville-Mézières.




Après des années de travail, les chevaux sont partis à la boucherie ©V.B.
Après des années de travail, les chevaux sont partis à la boucherie ©V.B.
En 2013, deux scandales avaient secoué le monde du cheval en France. L'un au sud où le parquet de Marseille avait ouvert une enquête pour un trafic présumé (1). L'un dans les Ardennes où un maquignon promettait une retraite heureuse à des chevaux de selle blanchis sous le harnais.

Le maquignon écope de douze mois de prison dont trois mois fermes pour abus de confiance

Le maquignon avait une technique infaillible. Il consultait les petites annonces sur le web où des propriétaires, particuliers ou centres équestres, proposaient leurs vieux chevaux à l'adoption ou à l'achat. C'est tout le problème de la retraite des chevaux de sport !

Une fois ses cibles repérées, il les convainquait de les lui céder. Mais pour tout pâturage, les chevaux ont connu le couloir de la mort des abattoirs !

Certaines victimes alertées par la tromperie avaient prévenu les autorités concernées. Elles avaient porté plainte auprès du tribunal. Au cours de l'enquête, les enquêteurs avaient établi que 423 chevaux étaient passés dans les mains du maquignon indélicat entre 2009 et 2013. Ce dernier n'avait même pas immatriculé son activité auprès du registre du commerce.

Lundi, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a rendu son verdict. Il a reconnu l'homme coupable d'abus de confiance et de travail dissimulé. Le maquignon écope ainsi d'une peine de douze mois de prison dont trois fermes, d'une interdiction définitive d'exercer un commerce d'animaux et d'une obligation d'indemniser les victimes.


(1) Dans le cadre du trafic de viande de cheval impropre à la consommation, dix personnes ont été mises en examen fin 2013.

Virginie Bhat


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