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Tirs croisés sur les oies


Jeudi 5 Janvier 2012


Quand doit cesser la saison de la chasse aux oies cendrées, aux oies rieuses, aux oies des moissons et aux oies bernaches du Canada ? La loi doit-elle être la même pour toutes ? Elle ne l'est pas aujourd'hui.




Les oies sauvages ont soulevé quelques polémiques en fin d'année. Ou plutôt leur chasse.
D'un côté le Conseil d'Etat a rendu une décision le 23 décembre dernier à ce sujet. Il avait été saisi par les trois associations FNE, ROC et LPO sur la fermeture de la chasse aux oies cendrées, oies rieuses et oies des moissons fixée au 10 février par le ministère de l'Ecologie. Les ong considèrent que cette date était tardive et contrevient à la directive européenne "Oiseaux". Selon cette dernière, on ne doit pas chasser les oiseaux migrateurs durant leur migration prénuptiale. Or, les données scientifiques démontrent que la migration de l'oie cendrée débute dès la mi-janvier, arguent-elles.

Le Conseil d'Etat a entendu les arguments des associations. Il a demandé au ministère de l'Ecologie de revoir sa copie et « de fixer, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, une date de clôture de la chasse aux oies cendrées, aux oies rieuses et aux oies des moissons qui ne soit pas postérieure au 31 janvier. ».


Les ong se félicitent de la décision du Conseil d'Etat

Si les associations se sont félicitées de « cette décision de justice qui met un terme à plusieurs années de contentieux », la Fédération nationale de la chasse ne l'entend pas de la même oreille. Elle l'a fait savoir dès le 30 décembre dans un communiqué. Elle y dénonce « la duplicité de certains protecteurs de la nature qui signent d’une main avec les chasseurs des accords, notamment sur les dates de chasse, et qui de l’autre dénoncent ces mêmes accords devant les tribunaux, histoire de gagner sur les deux tableaux. »

Et d'ajouter : « Près de 100 000 oies sont massacrées à coups de bâton ou gazées en Hollande tous les ans (pour limiter leurs dégâts aux cultures) avec l’acquiescement de ceux qui se revendiquent défenseurs de la nature. Les mêmes qui contestent devant les tribunaux que les chasseurs de gibier d’eau français puissent chasser quelques centaines d’oies entre le 1er et le 10 février ! »

Et selon une dépêche AFP, elle a demandé que son président soit reçu par le ministre, avec une délégation élargie. Faute d'accord, elle n'excluait pas des manifestions des chasseurs au printemps. Juste avant les élections donc.


La chasse aux oies bernaches du Canada clôturée au 10 février

D'un autre côté, le ministère de l'Ecologie a pris le 23 décembre un arrêté qui autorise la chasse aux oies bernaches du Canada. Arrêté publié le lendemain au Journal Officiel. Et d'expliquer : « La bernache du Canada est une espèce exotique envahissante largement répandue sur le territoire métropolitain. Alors que cette grande oie était peu présente en France dans les années 1990, on en dénombre aujourd'hui plusieurs milliers et l'évolution de ses effectifs est exponentielle. La concentration de ses effectifs en certains lieux créé de multiples problèmes : elles colonisent les habitats au détriment d'autres espèces, polluent les eaux et les espaces verts via leurs déjections, vectrices de maladies.

Pour limiter la population de la Bernache du Canada, sa chasse devient autorisée. L'arrêté paru le 24 décembre 2011 permet ainsi l'implication des chasseurs au sein d'un plan de contrôle de l'espèce, afin de réduire plus efficacement les effectifs de Bernache du Canada en France métropolitaine. Cette disposition est prise, dans un premier temps, pour une durée limitée à trois années, jusqu'au 10 février 2015. Un suivi annuel des prélèvements sera réalisé afin d'évaluer l'efficacité de cette mesure. »

Cet arrêté fixe la chasse de la bernache du Canada au 10 février ! Le Conseil d'Etat va-t-il être saisi ?

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Virginie Bhat


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