xoriburu.info
Les animaux entre ciel et terres sauvages

Tigre d’Asie : quand sonnera le glas…


Jeudi 16 Septembre 2010


Il est encore temps de sauver le tigre d'Asie, une îcone en cette année de la biodiversité. Une étude vient de paraître sur sa population qui l'évalue à 3500 individus.




Le tigre d'Asie est proche de l'extinction : il ne reste que 3500 animaux libres ©WCS/Julie Larsen Maher
Le tigre d'Asie est proche de l'extinction : il ne reste que 3500 animaux libres ©WCS/Julie Larsen Maher
Le tigre asiatique est mal en point. Très mal en point. Alors que depuis février, le calendrier chinois célèbre l’année du tigre, la population de cette espèce est proche de l’extinction en Asie.

Selon une récente étude parue sur le journal en ligne PLos Biology, il ne resterait que 3500 individus, dont à peine 1000 femelles, dans cette région du monde. Leur population est éclatée sur tout le contient asiatique. Les auteurs ont identifié 42 sites où vivent suffisamment de tigres pour assurer la pérennité de leur espèce. L’Inde abrite 18 de ces sites, l’île de Sumatra huit, l’extrême est de la Russie six. Les autres sont répartis entre la Malaisie, la Thaïlande, le Laos et le Bangladesh.

Selon les auteurs de cette étude, les programmes de conservation de cette espèce doivent privilégier ces 42 sites. Les gouvernements et les organisations internationales de conservation de la nature dépensent déjà environ 42 millions de dollars pour les préserver. Une rallonge de 35 millions de dollars par an serait payante. Elle permettrait de développer les mesures de protection, dont la lutte contre le braconnage, premier fléau dont est victime l’espèce.

Les auteurs tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Une alarme qui résonnera d’autant que le monde entier célèbre la biodiversité, et qu’en novembre prochain se tiendra une conférence en Russie sur l’espèce, rappelle l’organisation américaine WCS (World Conservation Society) qui a participé à l’étude.

En dépit des décennies d’efforts de conservation, les tigres continuent d’être menacés par la sur-chasse dont est victime l’espèce et ses proies, et par la perte et la fragmentation de leur habitat. Si rien n’est fait, le glas sonnera un jour pour l’espèce…

Les tiges restent pourchassés pour répondre au marché de la médecine traditionnelle © Kent Redford
Les tiges restent pourchassés pour répondre au marché de la médecine traditionnelle © Kent Redford
Les auteurs tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Une alarme qui résonnera d’autant que le monde entier célèbre la biodiversité, et qu’en novembre prochain se tiendra une conférence en Russie sur l’espèce, rappelle l’organisation américaine WCS (World Conservation Society) qui a participé à l’étude.

En dépit des décennies d’efforts de conservation, les tigres continuent d’être menacés par la sur-chasse dont est victime l’espèce et ses proies, et par la perte et la fragmentation de leur habitat. Si rien n’est fait, le glas sonnera un jour pour l’espèce…

Ester Gran


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 10 Avril 2016 - 17:07 Des hirondelles survolent le lac Mouriscot


Nouveau commentaire :
Twitter


Zoom

1 031 773 signatures contre les cages à poules

Une initiative citoyenne européenne lancée contre les cages en élevage a mobilisé jusqu'à ce jour plus d'un million de personnes. De quoi bientôt saisir l'Union européenne pour lui demander d'y mettre fin. Le Brexit menaçant, le Royaume Uni en a été écarté.

04/06/2019





Partager votre site



Recherche

La côte basque en images

La puce à l'oreille
30/05/2019

Coup de filet chez les pilleurs d'oiseaux

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont réalisé un joli coup de filet les 2 et 4 avril derniers dans le Nord : 21 verdiers d'Europe, 18 chardonnerets élégants, 12 linottes mélodieuses 10 sizerins flammés, 20 tarins des aulnes, 23 pinsons des arbres, 3 pinsons du Nord et 4 moineaux domestiques. Les 112 passereaux sauvages avaient été placés sous les barreaux par des particuliers peu scrupuleux qui n'avaient rien trouvé mieux que se servir chez dame Nature pour satisfaire leur soif d'euros. Ces oiseaux sont de fait le sujet d'un trafic bien organisé qui ira les exhiber dans des concours de chant ou de beauté « qui se déroulent principalement en Belgique. Les oiseaux, même ceux nés et élevés en captivité - dont la réglementation est plus souple - se reproduisent très mal. Le taux de survie est médiocre : au maximum 4 à 5 ans. D’où un turn over important. Les oiseaux sauvages capturés en nature alimentent toute la filière », explique l'ONCFS. Le trafic est juteux : 70 euros pour un chardonneret capturé dans son milieu. Le collectionneur doublera, voire triplera, la mise pour l'oiseau blanchi, avec une fausse bague homologuée. « Certains croisements permettent d’obtenir des spécimens très recherchés pour la qualité de leur chant ou pour leurs mutations. Les oiseaux « mutés » sont revendus entre 400 et 600 euros pièce pour les mutations courantes, et jusqu'à 1000 euros pour les plus rares. » Et pendant ce temps, les populations déclinent, de 40 % au plan national pour le chardonneret, de 80 % pour les effectifs nicheurs de la linotte mélodieuse en Nord Pas-de-Calais sur la période 1995 à 2014.



On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Téléchargement