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Taiji veut des dauphins, morts et vivants


Mercredi 22 Janvier 2014


Shoujo est un dauphin albinos, jeune femelle capturée dans les eaux côtières du Japon. Elle est devenue le symbole du combat que mène Sea Shepherd à Taiji où des dizaines de dauphins sont capturés, puis vendus morts ou vivants.




Elle est blanche ; son avenir est désormais sombre. Sa vie a sombré dans les eaux côtières du Japon alors que sa mère s'y enfonçait. Elle a tout perdu : sa famille, sa liberté. No futur ! Ou plutôt celui que les hommes vont lui offrir : du béton pour tout horizon.


Shoujo est désormais le symbole de la lutte que mène Seau Shepherd

Elle est dauphin de son état. Blanche parce que la nature l'a faite albinos. Ce jeune cétacé a eu le malheur de croiser la route des hommes. Celles des pêcheurs de Taiji au Japon qui chaque année capturent plusieurs dizaines de son espèce. Deux objectifs : en vendre certains aux delphinariums ou autres amateurs. En tuer d'autres pour vendre leur viande.

Elle s'appelle désormais Shoujo. Un nom donné par Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd. Elle est devenue l'égérie du combat que l'association mène depuis des années à Taiji. « Shoujo est le nom japonais pour Bambi. Cela signifie simplement "fille" et comme Bambi, le bébé dauphin albinos a perdu sa mère, et comme Bambi, elle est le symbole de la destruction de l'innocence et de la beauté par un groupe d'humains sans vergogne, motivés par leur seule cupidité » a dénoncé Paul Watson sur le site de Sea Sheperd.


Taiji chasse des dauphins qu'il revend morts ou vivants

A Taiji, les pêcheurs sont partis pour une énième partie de chasse la semaine dernière. Une chasse réglementée par les autorités japonaises. Quotas à la clef. Une chasse pointée du doigt par la communauté internationale pour sa violence.

Dans leurs bateaux, les hommes guettent les bandes de dauphins. Leurs cibles en vue, ils les encerclent et les amènent vers des criques. Pris en tenailles par des filets, les dauphins n'ont d'autre choix que subir la loi de l'homme. Et quelle loi ! Les pêcheurs de Taiji séparent les jeunes de leurs parents et disloquent les bandes. Ils sélectionnent ceux qu'ils vont vendre à des parcs marins et les envoient dans des bassins provisoires sur la terre ferme de Taiji. Lundi, sur les 251 dauphins retenus dans les criques, 51 avaient ainsi rejoint ces premiers lieux de captivité. Dont Shouji.

Puis vient le temps de l'abattage. Les plus grands d'abord. Puis d'autres. les plus petits, seront ramenés au large, leur bande explosée. Pas sûr que les plus jeunes survivent sans la protection de leurs aînés.

Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd appelle à la fin du massacre des dauphins

« Capturer des dauphins afin de les exposer dans des delphinariums ne fait pas partie de la culture japonaise et ce genre de massacre ignoble ne serait jamais permis par la loi dans n'importe quel abattoir au monde, y compris au Japon », a souligné Paul Watson toujours le site de Sea Shepherd.

Et de poursuivre : « Les dauphins sont des animaux hautement intelligents, socialement complexes et pacifiques. Il n'existe aucune morale ou justification culturelle au massacre sanglant de ces magnifiques créatures. »

« Au nom de la décence humaine et pour le salut de toutes les générations futures, ce crime honteux contre la nature et contre l'humanité doit prendre fin. » a écrit Paul Watson.

L'ambassadrice des Etats-Unis au Japon semble l'avoir entendu : « Profondément préoccupée par l'inhumanité de la pêche aux dauphins par rabattage. USG (le gouvernement des Etats-Unis, ndrl) s'oppose à la pêche par rabattage » a-t-elle twitté voilà quatre jours. Suffisante pour convaincre le Japon de cesser cette partie de chasse aux dauphins ? Pas sûr. Le Japon a montré à d'autres reprises qu'il sait camper sur ses traditions. En dépit du tollé international, ses baleiniers n'ont toujours pas raccroché leur harpons.

Virginie Bhat


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