xoriburu.info
Ecosystèmes

Surfrider débarasse les plages basques de ses coton-tiges


Lundi 24 Février 2014


Mauvaise pioche cet après-midi sur la plage d' l'Uhabia à Bidart : bouchons de plastique, cordage, bâtons de coton-tige, bouts de flacon... Surfrider rejoint par une trentaine de bénévoles a fait le plein de déchets. Dernière opération de terrain dans le cadre de sa campagne "Retour à l'envoyeur" à la veille des municipales.




Bâtons de coton-tige, applicateurs de tampon, corde, poche plastique... les bénévoles de Surfrider ont écumé la plage de l'Uhabia de ses déchets ©V.B
Bâtons de coton-tige, applicateurs de tampon, corde, poche plastique... les bénévoles de Surfrider ont écumé la plage de l'Uhabia de ses déchets ©V.B
Cerf-volant, tee-shirt et serviettes... La plage de l'Uhabia avait pris un air d'été cet après-midi à Bidart. Le soleil brillait et même l'océan avait perdu de sa houle de ces dernières semaines. Un temps idéal pour profiter des joies du sable.

Un sable qui parmi ses milliards de grains recèle bien des surprises. Et à l'appel de l'antenne 64 de Surfrider, une trentaine de bénévoles se sont fait fort de les mettre à nu.

Bâtons de coton-tige, applicateurs de tampon, charriés par des eaux usées domestiques !

Après la récolte, un goûter, puis un temps de questions-réponses entre les bénévoles et l'équipe de Surfrider ©V.B.
Après la récolte, un goûter, puis un temps de questions-réponses entre les bénévoles et l'équipe de Surfrider ©V.B.
Bouchons, cordages, bâtons de coton-tige, restes de flacons, lambeaux de poche plastique... Sans compter une dizaine de cadavres d'oiseaux marins l'équipe a rempli quelques sacs poubelle de déchets qui n'ont rien à faire dans l'océan. Et pourtant, ils y sont bien, rejetés par les vagues sur le sable de la côte basque.

Ils ont été charriés par les ruisseaux et les fleuves qui se jettent dans le golfe de Gascogne. Entre autres. D'où viennent-Ils ? Rejets d'eaux usées, de poubelles sauvages... Bref de la consommation humaine qui a échappé aux réseaux d'assainissement, aux déchetteries...

Parmi tous ces déchets, ce sont les bâtons de coton-tige, applicateurs de tampons, plaquettes de médicament ou bouchons de dentifrice qui intéressaient cet après-midi Surfrider. Car depuis novembre, l'antenne s'est lancée dans une campagne "Retour à l'envoyeur" en vue des élections municipales.

Surfrider a interpellé cent candidats du Pays Basque et du Béarn

La plage de l'Uhabia fut la quatrième plage ratissée par Surfrider dans le cadre de sa campagne "Retour à l'envoyeur" ©V.B.
La plage de l'Uhabia fut la quatrième plage ratissée par Surfrider dans le cadre de sa campagne "Retour à l'envoyeur" ©V.B.
Le but : interroger les candidats aux prochaines élections municipales en leur demandant de se positionner sur le problème de déversement d’eaux usées domestiques sur les plages de la Côte Basque. Depuis novembre, Surfrider avait déjà sévi sur trois autres plages, La Barre à Anglet, la plage de la digue du Boucau et la plage d’Hendaye.

Et des déchets que les bénévoles y avaient ramassés, l'ong avait préparé des petits colis qu'elle comptait envoyer à des candidats. Colis peu ragoûtant s'il en est ! Suite aux trois premières expéditions, l'antenne avait déjà expédié vingt boîtes à chaussure. Sa pioche à l'Uhabia lui permettra de boucler son opération postale.

Faute de pouvoir multiplier ces petits paquets, elle a interpellé d'autres candidats par une autre voie. Une centaine en fait, du Pays Basque et du Béarn. Les cours d'eau ne connaissent pas les frontières. Et même si les collectivités locales ont réalisé d'énormes investissements en matière de réseaux d'assainissement, des problèmes subsistent.

« Nous espérons une réponse de leur part avant le 3 mars, a expliqué François Verdet aux bénévoles rassemblés sur la plage autour de leur butin. Nous traiterons leurs réponses. » Surfrider en tirera le bilan qu'il diffusera avant les élections municipale. A suivre donc.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 3 Décembre 2018 - 16:44 Juste un coucher de soleil...

Samedi 6 Octobre 2018 - 23:37 Alternatiba rallie Surfrider à Biarritz


Nouveau commentaire :
Twitter



Zoom

Que faire en cas d'échouage de phoques ou d'oiseaux marins ?

La tempête pointe son nez. Les vents et la houle pourraient malmener certains oiseaux ou jeunes phoques. S'ils venaient à échouer sur les plages, des spécialistes sont là qui aideront à leur porter secours.

06/02/2016




Partager votre site



La puce à l'oreille
04/01/2018

Coup de chapeau : Hegalaldia a accueilli deux mille cent quatre-vingt-neuf animaux en 2017

Les tempêtes ne font pas de cadeau aux océans et leurs habitants. Carmen n'a pas dérogé à la méchante règle : elle a laissé sur le rivage biarrot un Guillemot de Troïl pour le premier jour de l'année. Certes l'oiseau était encore vivant mais blessé par les rochers de la plage sur lesquels les vagues l'ont jeté. Heureusement un passant passait par là et ramena le naufragé au centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia. Un centre qui a terminé l'année deux mille dix sept sur les chapeaux de roue : il a accueilli deux mille cent quatre-vingt-neuf animaux ! Un nouveau record. Oiseaux marins, oiseaux des forêts ou des villes, petits mammifères... l'équipe n'a pas baissé les bras encore une fois. Chapeau. Espérons que les conditions climatologiques reviennent à plus de calme. Les oiseaux de l'océan se souviennent encore de la tempête Qumaria en 2014.




On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Recherche

Téléchargement