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Surfrider Côte basque épingle les pollutions sur la toile


Mercredi 11 Juin 2014


L'antenne Côte basque de Surfrider propose désormais de pointer du doigt sur Internet les atteintes à l'environnement. Son nouvel outil : une carte participative des pollutions.




Blancs, oranges, rouges, noirs et verts, les drapeaux alertent les internautes des pollutions subies par leur environnement. Un outil proposé par l'antenne Côte basque de Surfrider (capture d'écran)
Blancs, oranges, rouges, noirs et verts, les drapeaux alertent les internautes des pollutions subies par leur environnement. Un outil proposé par l'antenne Côte basque de Surfrider (capture d'écran)
Des petits drapeaux noirs, rouges, oranges, blancs et verts piqués ça et là sur la carte. La plupart longe la côte basque. A l'extrême est, près de Lourdes en fait, un fanion noir. « C'est le point de pollution le plus éloigné de notre territoire, explique Valérie Motti de l'antenne Côte basque de Surfrider. Mais il nous a semblé important de le signaler : il est sur une zone du gave de Pau qui se jette dans l'Adour... »

La carte participative des pollutions est accessible à tous sur la toile

Nous proposons un outil participatif dont, nous l'espérons, chacun pourra s’approprier explique Valérie Motti, bénévole à l'antenne Côte basque de Surfrider alors que derrrière elle se tiennent Gilles Alenso, président de la fondation en Europe et Michel Pouyets, adjoint aux sports à la mairie de Biarritz ©V.B.
Nous proposons un outil participatif dont, nous l'espérons, chacun pourra s’approprier explique Valérie Motti, bénévole à l'antenne Côte basque de Surfrider alors que derrrière elle se tiennent Gilles Alenso, président de la fondation en Europe et Michel Pouyets, adjoint aux sports à la mairie de Biarritz ©V.B.
Au siège de Surfrider à Biarritz, samedi dernier, quelques chaises face à un écran. Sur ces chaises, des journalistes, quelques représentants d'associations investies dans l'environnement, Emilie Moraux de Itsas-Arima ou Fabienne Brouzeng de UDE Ustaritz attentive aux deux points épinglés sur sa ville, et des membres de Surfrider. Aux côtés de Gilles Asenjo, président de Surfrider foundation Europe, Michel Poueyts, adjoint aux sports à la mairie de Biarritz.

L'antenne Côte Basque de la fondation présente sa nouvelle arme : la carte participative des pollutions. Un projet qui a mis plus d'un an à voir le jour, concocté par les bénévoles. L'outil est simple. En deux clics de souris, l'internaute peut signaler sur la toile le lieu et la nature d'une pollution qui impacterait toutes les eaux, douces ou salées : décharges sauvages, sortie d’eaux usées, rejets chimiques, mousses suspectes... Un drapeau blanc apparaît alors sur la carte qui signale à tous l'alerte donnée.

Le drapeau reste blanc tant que les bénévoles de Surfrider n'ont pas validé l'information : prise de contact avec l'internaute, vérification de l'alerte donnée... Et de blanc, le fanion sur la carte vire à l'orange, au rouge ou pire au noir en fonction de l'importance de la pollution signalée. Le drapeau éclate au vert dès lors que le problème pointé du doigt est résolu.

La carte lancée par la fondation est ouverte à tous, associations de protection de l'environnement ou simple citoyen qui ne sait pas qui ou comment alerter d'une pollution qu'il rencontre lors de sa balade quotidienne. « Nous proposons un outil participatif dont, nous l'espérons, chacun pourra s’approprier, poursuit Valérie Motti. L’objectif pour nous est aussi de travailler avec les communes que nous alerterons. Pas plus tard qu’hier (vendredi ndrl), quelqu’un nous a signalé une pollution, par mail, derrière le bowling d’Anglet. »

Un acteur du bâtiment semblait jeter ses déchets de béton dans un cours d'eau ! Ni une ni deux, la jeune femme a averti la mairie d’Anglet au service environnement. « Dans l’après-midi, ils ont pris des photos et prévenu la police de l’eau. » Si Valérie Motti peut se féliciter de la réactivité de la municipalité, elle remarque : « Par contre de gros points de pollution, comme la décharge de Lourdes, ne se règlent pas dans la journée !  »

« Nous sommes une quinzaine de bénévoles à l’antenne et nous ne pourrons pas résoudre toutes les sources de pollution » remarque Valérie Motti. Et il est aussi de l'intérêt et du ressort des collectivités locales de lutter pour leur environnement. Les premiers contacts que Surfrider a pu avoir avec ces dernières sur la carte participative sont plutôt positifs selon la bénévole.

Virginie Bhat


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