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Souffrance d'un labrit à Laruns : Animal Cross pousse son coup de gueule


Vendredi 12 Juillet 2013


Le labrit aurait erré quelques mois dans le village de Laruns avant qu'assoiffé, affamé, épuisé, l'association Animal Cross ne le recueille dimanche. L'association dénonce l'indifférence humaine devant sa souffrance.




Le corps malade, la chienne récupérée par Animal Cross succombera mardi ©Animal Cross
Le corps malade, la chienne récupérée par Animal Cross succombera mardi ©Animal Cross
« Nous ne demandons pas que les gens accueillent un chien en souffrance chez eux, mais qu’ils lui portent au moins secours : ils peuvent contacter une association de protection animale ou la fourrière qui prendra l’animal en charge ! » L’association Animal Cross est toujours en colère. En colère de la souffrance d’une chienne, un labrit, dans l’indifférence générale.

Soigné à temps, le labrit aurait pu vivre

L’affaire remonte à dimanche dernier quand deux promeneurs décident de s’arrêter dans un estaminet de Laruns pour se désaltérer. Ils sont accompagnés de leur chien. « Nos deux adhérents ont alors vu un chien s’approcher dans un lamentable sur la grande place du village, raconte Valérie Thomé, la présidente d’Animal Cross. Il pesait à peine cinq kilos. Ils lui ont d’abord donné à boire. »

L’animal mal en point boit goulument. Le chien affamé, le couple commande une omelette pour assouvir sa faim. Refus de la maison. Le ton monte. Mais les deux marcheurs finissent par changer d’enseigne et commandent l’omelette. Servis, ils en nourrissent l’errant. « A qui appartient ce chien ? Ont-ils demandé autour d’eux. Le chien n’était pas tatoué, poursuit Valérie Thomé. Personne ne leur a répondu. Par contre ils ont su que le labrit errait ainsi depuis quelques mois. » Les deux secouristes contactent leur présidente qui récupère le labrit, le lave et l’héberge pour la nuit. Le lendemain, l’association amène le labrit droit chez le vétérinaire.

Après, le premier diagnostic tombe : la dénutrition a abîmé le foie de l’animal. Après une batterie d’analyses, l’avis médical est sans appel : otite grave, gale, dermatite aigüe, triglycérides élevées, bec de lièvre sur toute la colonne vertébrale, calcification et inflammation.

« Le vétérinaire nous a dit que le chien ne pourrait pas survivre, mais que, pris en main et soigné à temps, il aurait pu vivre » se désole Valérie Thomé qui ajoute : « Nous avons demandé l’accord de la mairie pour son euthanasie. » Le chien succombera ainsi mardi.

« Nous sommes en colère parce que cette souffrance et cette mort auraient pu être évitées. Alors nous avons poussé notre coup de gueule » conclut Valérie Thomé. Depuis l’information a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et fait vibrer la toile. La mairie comme l’association ont été assaillis de messages.

Virginie Bhat


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