xoriburu.info
Zooms

Remous taurins aux Amériques


Jeudi 1 Novembre 2012


En Amérique latine, la fronde anti-corrida gagne du terrain. Après l'Equateur, certaines villes de Colombie envisagent d'interdire les corridas avec mise à mort. Les toreros y sont partis prêcher leur bonne parole !




A l’automne, la tauromachie émigre aux Amériques. Les matadors européens dont les agents sont les plus influents ou les plus rusés des contrats au Mexique, au Pérou, en Colombie, au Venezuela ou en Equateur. Une manière pour certains de glaner quelques devises. Certains sont des spécialistes : les Français Sébastien Castella (Mexique, Colombie, Equateur) et Juan Bautista (Venezuela, Pérou) entretiennent une relation particulière avec certains pays. Les espagnols Jose Tomas, El Juli, Enrique Ponce ou Morante de la Puebla, pour ne citer que les principaux, sont très demandés au Mexique.

Même si ce pays joue à fond le protectionnisme, en imposant un maximum de toreros nationaux sur chaque affiche, au minimum la parité. Le Mexique dispose, rappelons-le, des plus grandes arènes du monde, le « coso de Insurgentes », d’une capacité de 48.000 spectateurs, un énorme entonnoir qui affiche rarement complet.

Après l'Equateur, la Colombie ?

Ces derniers temps, ce rêve américain commence à être moins bleu, car dans certains pays, les politiques, soucieux de récupérer les voix d’écologistes qui sont contre la corrida, commencent à envisager des mesures restrictives. L’Equateur a été le premier à dégainer, décrétant que les corridas avec mise à mort seraient prohibées. Cette mesure a eu pour effet de provoquer un gros schisme entre les toreros, les puristes reprochant à ceux qui acceptaient malgré tout de toréer à Quito sans mise à mort (le français Castella par exemple) de vendre leur âme au diable.

L’initiative équatorienne, pas forcément angélique mais qui constitue un pas en avant important), a fait des émules…en Colombie, pays qui accueille de nombreuses corridas avec les plus grandes vedettes durant l’hiver européen. Des maires souhaitent autoriser dans leur ville uniquement des corridas « incruentes », c'est-à-dire sans effusion de sang.

Les toreros convainquent le chef de l'Etat colombien

Cette fois, les matadors européens…et américains ont réagi avec vigueur. El Juli, numéro un mondial, et Luis Bolivar principal matador colombien, ont demandé audience au président de la république lui-même pour se plaindre du maire de Bogota, Gustavo Pero, qui voulait interdire les mises à mort dans sa cité.

Le chef de l’Etat a rappelé que les corridas étaient légales en Colombie, et que les spectacles seraient maintenus en l’état, une position qui a rassuré les « toreros voyageurs », qui généralement ne traversent pas l’Atlantique pour des queues de cerise.

Rappelons qu’aux USA, et au Canada, toutes les courses de taureaux autres qu’incruentes sont formellement prohibées... Le torero basque Rafael Canada, qui a vécu l’expérience, raconte que les animaux sont sanglés dans une protection qui permet de poser des banderilles « velcro ». Pas une goutte de sang, et le spectacle est là. A méditer…

Daniel de Luz


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 26 Juillet 2019 - 15:36 Le littoral basque voit rouge

Vendredi 21 Juin 2019 - 16:56 Abandons : We are the champions


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site





On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images

La puce à l'oreille
11/08/2019

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

Inscription à la newsletter

Téléchargement