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Refuge de la Côte basque, un après-midi pas si ordinaire


Jeudi 9 Avril 2015


Princesse, Twix, Sam, Edgi, O'Marley... Felix, Valmy, Alouette, Alice, Sultanne... Tous, chiens ou chats, ont une histoire en commun : le refuge de la Côte basque qui les a recueillis. Plongée dans leur quotidien.




Allez viens Princesse ! La chienne, setter anglais, ne demande que ça : coller ses pas à ceux de celle qui l'y invite. Princesse se trémousse de joie, les pattes arrière brinquebalantes. Les muscles ont fondu. Signe des années qui ont passé ? Manque d'exercice ? Au refuge de la Côte basque, seule Princesse le sait mais elle ne trahira rien de son histoire : elle ne connait pas la langue des hommes. « Elle a été trouvée en forêt près de Sare il y a deux jours, explique Alice Aussant, responsable du refuge. Par des randonneurs. Attachée à un arbre ! » L'abandon sauvage existe encore au XXIe siècle.

Les bénévoles aux petits soins des chats et des chiens

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Princesse, Twix, Sam, Edgi, O'Marley... Felix, Valmy, Alouette, Alice, Sultanne... Le refuge accueille aujourd'hui quelque cinquante chiens et vingt chats. L'équipe souffle un peu car l'hiver a été rude. « Nous n'avons pas eu beaucoup d'adoptions ce dernier trimestre » soupire Alice Aussant qui en ce mardi après-midi tempête contre le Boncoin : « Nous voulions passer des annonces, mais le site demande 3,60 euros pour chaque annonce ! Il nous considère professionnel alors que nous sommes une association. Et les particuliers font passer les leurs gratuitement pour vendre leurs chiots. Entre 200 et 300 euros. Quand je ne vois pas noter entre parenthèses 100 euros de plus pour identifier et vacciner le chiot ! C'est interdit : la loi exige que tous les chats et les chiens soient identifiés avant d'être cédés. Le commerce des chats et des chiens par les particuliers ne cessera jamais ; nos refuges seront toujours plein !  »

L'après-midi est plutôt calme. Les adoptants ne se bousculent pas aujourd'hui.«  J'espérais voir plus de monde après ce week-end de Pâques. » Dans la chatterie, Marcelle et Murielle, deux bénévoles, sont tranquillement assises. Une brosse entre les mains, elles peignent les chats qui se prélassent au soleil. A l'intérieur de la chatterie repeinte toute pimpante, certains félins sont lovés pour la sieste. Il y règne une atmosphère vraiment zen.

Dans le chenil, Eva sort les chiens en balade. « Je viens depuis cet été, explique la bénévole. j'ai perdu mon chien l'année dernière. J'ai voulu aider ceux qui en avaient besoin. » Dans leurs box, les chiens aboient lorsque le couple passe. Twix aussi dynamique que les autres en dépit de son handicap. « Il a trois pattes. Comme Sam. C'est toujours plus difficile pour nous de les placer alors qu'ils sont aussi adorables que les autres ! » commente la jeune femme qui lance un appel à leur adoption.

Dans le refuge, les salariés ne cessent d'aller et venir, vaquant aux bons soins des chats et des chiens. Dans quelques semaines, des travaux vont débuter : une nouvelle fourrière va être construite. « Quatre ou cinq boxes. Nous récupèrerons les anciens pour la partie refuge, se réjouit Alice Aussan. Ce sont des travaux financés par l'Agglo Sud Pays Basque pour qui nous assurons le service de fourrière. »

Un après-midi ordinaire

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A l'accueil, le téléphone ne cesse de sonner. Bonnes ou mauvaises nouvelles. Coup de fil d'un cabinet vétérinaire : le petit chien qui lui a été amené va mal. Le refuge va devoir l'annoncer à sa maîtresse. « C'est une dame qui n'a pas beaucoup de revenus. Elle s'est adressée à nous pour que nous l'aidions à faire soigner son animal, soupire Alice Aussan. Et le diagnostic est vraiment mauvais ! »

La jeune femme est appelée à la réception. Un homme se présente qui veut récupérer sa chienne. « Elle doit être identifiée avant, lui répète-elle. Et il est trop tard pour prendre rendez-vous aujourd'hui chez un vétérinaire. » L'homme qui vacille légèrement sur ses jambes insiste. il veut au moins voir son animal. On l'accompagne jusqu'au box qu'il ne voudra pas quitter. Alice Aussan va parlementer.... L'homme entendra raison. Il rejoint son compagnon de route dehors quelque peu éméché. Le lendemain, tout rentrera dans l'ordre : la responsable du refuge les accompagnera chez un vétérinaire pour l'identification de la chienne heureuse de retrouver son maître.

Puis c'est une dame qui franchit le seuil du refuge. Une cage de transport à la main. Un chat à l'intérieur. Adhérente de l'association, elle va pouvoir lui confier son compagnon à quatre pattes en pension. Le temps de quelques vacances. Car c'est aussi cela le quotidien du refuge de la côte basque.

Il est 17h30 passés. Un jeune couple se présente. Des adoptants futurs ? Le couple n'a pas d'idée arrêtée sur l'animal qu'il souhaiterait accueillir chez lui. Nous pouvons rapidement faire le tour du refuge si vous le souhaitez. Mais nous fermons dans peu de temps, prévient la jeune fille de l'accueil. Il faudra revenir demain si vous décidez d'adopter un de nos pensionnaires. Le couple parti, le refuge plonge lentement dans le silence. Les chiens ont cessé d'aboyer, une friandise entre les crocs.

Virginie Bhat


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