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Rage : le tribut de l'insouciance ou de l'ignorance


Vendredi 12 Août 2011


Qui ne serait pas ému devant ces chiots et ces chatons, errants dans certaines villes de villégiature ? Le recueillir et le ramener chez soi ? La. Tout de suite. Le geste peut être lourd de conséquences. Certains animaux sont porteurs du virus de la rage. Un virus transmissible aux autres carnivores et aux hommes. La France vient de connaître un nouveau cas.




Rage : le tribut de l'insouciance ou de l'ignorance
Le 6 août dernier une famille de Vendée s’inquiète : le chiot qu’elle a recueilli lors de ses vacances au Maroc et ramené chez elle est bizarre. Elle se rend chez un vétérinaire qui garde en observation le jeune animal. Le chiot meurt le lendemain. Les autorités publiques sont aussitôt alertées de cette mort suspecte. On craint la rage. Un prélèvement est réalisé et envoyé à l’Institut Pasteur.

L’Agence régionale de santé des Pays de Loire n’attend pas les résultats de l’analyse pour lancer une enquête épidémiologique pour savoir qui a été en contact avec le chiot. Car la rage touche les carnivores et les hommes. Transmissible de l’animal à l’homme par morsure ou simple contact avec sa salive. Elle tue chaque année des enfants, des femmes et des hommes dans les pays où il sévit. .

Les six membres de la famille, dix-sept proches et le vétérinaire sont dirigés vers le centre antirabique de l’hôpital de Nantes pour recevoir s’il le faut un traitement contre la rage. Mieux vaut prévenir…

Dans le même temps, d’autres animaux qui ont été en contact avec le chiot sont identifiés : un chien vacciné contre la rage et une chatte et deux chatons. Les quatre compagnons à quatre pattes seront aussitôt isolés. Le 11 août dernier, les conclusions de l’Institut Pasteur tombe : le chiot est mort de la rage.

Huit personnes finalement recevront un traitement préventif contre le virus. « Le chien subira un rappel de sa vaccination et sera mis sous surveillance vétérinaire pendant 6 mois pour écarter tout risque d’apparition ultérieur de la rage, explique la préfecture de Vendée dans un communiqué le 11 août dernier. La chatte et les 2 chatons n’étant pas vaccinés, ils seront euthanasiés pour garantir la sécurité des personnes et éteindre tout risque de diffusion de ce cas de rage importé. »

Il est sans aucun doute difficile de résister à ces chiots et ces chatons rencontrés au coin d’une rue lors de ses vacances à l’étranger. Difficile de ne pas se pencher sur ces boules de poils, de les prendre dans ses bras et finalement d’en ramener un chez soi. Mais ce geste de générosité ne peut pas être spontané tant que l’animal recueilli n’est pas vacciné et identifié comme il se doit. Si l’animal ne l’est pas, le geste devient hors la loi : une importation illégale.

« Au cours des dix dernières années, neuf cas de rage ont été diagnostiqués chez des chiens en France, rappellent les ministères en charge de l’Agriculture et de la Santé. Chacun de ces cas était directement ou indirectement lié à l’importation irrégulière d’un chien en provenance d’un pays où sévit cette maladie. »

Et de rappeler « Pour être légalement importés en France à partir de pays extérieurs à l’Union européenne, les carnivores domestiques accompagnant les voyageurs doivent être correctement identifiés, valablement vaccinés contre la rage et répondre aux exigences sanitaires qui sont fixées selon les pays et disponibles auprès des ambassades ou sur le site Internet du ministère en charge de l’agriculture. »

« En plus de l’identification et de la vaccination, les carnivores domestiques doivent avoir subi un titrage satisfaisant des anticorps antirabiques (examen à effectuer en laboratoire agréé afin de s’assurer de l’efficacité de la vaccination contre la rage. Cet examen nécessite une prise de sang effectuée au moins 30 jours après la vaccination et au moins 3 mois avant l’importation). Certains pays extérieurs à l’Union européenne sont dispensés du titrage des anticorps antirabiques. L’animal doit aussi être accompagné du certificat sanitaire original établi par un vétérinaire officiel du pays de provenance (ou du passeport pour animal de compagnie pour les animaux originaires de l’Union européenne). Ce certificat doit être accompagné des justificatifs de vaccination contre la rage. »

Virginie Bhat


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