xoriburu.info
Les animaux de nos mers et rivières

Quelle vie pour les bélougas ?

Planète


Jeudi 25 Octobre 2012


Alors qu'une étude scientifique vient de révéler qu'un bélouga du nom de Noc avait imité les voix humaines pendant quatre ans, la Société pour la conservation des baleines et des dauphins lance un appel pour que dix-hui congénères de Noc capturés dans les eaux russes ne terminent pas leur vie dans un aquarium américain.




L'aquarium de Géorgie aux Etats-Unis s'apprête à recevoir dix-huit bélougas à montrer au public. Mais ces bélougas, aussi appelés marsouins ou dauphins blancs, ne sont pas nés en captivité. En réalité, ils ont été capturés dans la mer d'Okhotsk en Russie. Séparés de leurs familles respectives. Pour l'heure, ils sont toujours détenus dans les eaux russes.

Pour satisfaire aux lois américaines, l'aquarium a demandé l'autorisation du transfert des cétacés aux autorités américaines. L'association Wdc, Société pour la conservation des baleines et des dauphins, alertée et opposée à la captivité des bélgouas, a rencontré l'administration en charge du dossier au Etats-Unis. Et elle a fait entendre ses arguments.

Les autorités américaines ont ouvert une consultation publique

La conservation des espèces, argue-t-elle implique leur protection dans leurs habitats naturels, et certainement pas leur capture pour une future captivité. Les populations de cette baleine blanche ont été décimées en Russie, victimes de surpêche et maintenant elles sont menacées par les captures qui les empêchent de recouvrer un nombre suffisant d'individus pour leur survie. Si cette importation est autorisée, elle participera à un commerce international cruel et insupportable pour ces populations, dénonce l'ong.

Parmi d'autres arguments évoqués par l'aquarium pour justifier sa demande : ces bélougas seront intégrés dans un programme d'élevage. Or, selon Wdc, en dépit d'un demi-siècle d'efforts, les programme d'élevage de bélougas ont toujours été un échec. C'est la raison pour laquelle les aquariums cherchent à renouveler leur « stocks ».

Après avoir organiser une audience publique sur le sujet, les autorités américaines ont ouvert une consultation publique en ligne. Consultation qui fermera le 29 octobre prochain. La Société de conservation des baleines et des dauphins a donc appelé les internautes à exprimer leur désapprobation sur le site consacré à cette consultation.

Noc cherchait à entrer en communication avec les hommes

Les bélougas vivent en groupe dans les mers polaires arctiques et subarctiques. On les retrouve surtout au Canada, au Groéland et en Russie. Un millier d'entre eux ont élu domicile dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent. Mammifères marins migrateurs, ils passent l'été dans des eaux peu profondes et parfois chaudes, l'hiver dans les mers froides de glace en mouvement.

Souvent on les surnomme les canaris des mers car ils émettent un large spectre de sons, entre les claquements, les sifflements... L'un d'eux a même émis des sons étrangement proches de ceux de l'homme pendant quatre ans jusqu'à ce qu'il atteigne sa maturité sexuelle.

Ce bélouga avait pour nom Noc. il a vécu trente ans dans l'aquarium de San Diego en Californie. Il aurai cherché à communiquer avec l'équipe de l'aquarium, selon les auteurs d'une étude scientifique de la Fondation nationale des mammifères marins parue hier dans la revue américaine Current Biology. Les hommes l'ont compris trop tard : Noc est mort en 2007.

La population de bélouga compte quelques 150 000 individus

Selon l'Union mondiale de la nature, la population globale du bélouga atteindrait quelques 150 000 individus. Dont 18 000 à 20 000 dans la mer d'Okhotsk en Russie. A l'échelle de la planète, l'espèce est classée quasi menacée. Pour autant, selon les eaux où elles vivent, certaines populations sont plus vulnérables que d'autres.

Les bélougas se nourrissent de poissons, parfois de crustacés voire de pieuvres et de calmars. Ils sont capables de plonger à plus de 800 mètres de profondeur. Certains peuvent rester jusqu'à 25 minutes en apnée ! Les ours blancs et les orques sont les deux prédateurs de ce cétacé. Sans compter l'homme qui l'a beaucoup chassé pour sa viande, son cuir...

Aujourd'hui encore la chasse au bélouga existe. Mais là n'est pas la seule menace qu'affrontent les populations. L'exploitation de gaz ou de pétrole en mer, les pêche accidentelles, les captures pour les aquariums, les pollutions aux PCB... les activités humaines en mer ont un impact comme elles l'ont sur tous les habitants marins. Sans oublier le changement climatique.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 10 Avril 2016 - 16:58 Un globicéphale échoué à Bidart


Nouveau commentaire :
Twitter


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site


La côte basque en images

On marche sur la tête !

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien aimé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info relayée par les média locaux vendredi ne serait ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour en arracher la tête... lors d'un repas de fêtes. Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, réprésentant de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.



La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche


Inscription à la newsletter

Téléchargement