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Sports

Quand le mental des rugbymen fait des miracles


Mercredi 4 Juin 2014


L'alliance entre Basques et Landais a permis aux seniors du comité Côte basque - Landes de conquérir le titre suprême au stade de France. Reportage.




Les seniors du comité Côte basque Landes remportent le titre national au stade de France en battant la Bourgogne 26-23 ©DdL
Les seniors du comité Côte basque Landes remportent le titre national au stade de France en battant la Bourgogne 26-23 ©DdL
Le rugby basque ne vit pas que des malheurs comme la descente aux enfers du BOPB ou les problèmes internes récurrents de l’Aviron bayonnais. A Nafarroa on est champion de France juniors, à Saint-Jean de Luz champion de France Nationale B, sans oublier les filles de l’ASB championnes de France Elite 2. A la Floride, au comité CBL qui réunit Basques et Landais du sud, on arrose titre sur titre : les jeunes (U 16 et U 18) et aujourd’hui les seniors qui ont remporté le titre national au stade de France en battant la Bourgogne 26-23.

Un courage d'airain, une intelligence situationnelle

Après que les seniors ont gagné la finale, le stade de France se remplit un peu plus des supporters de Castres et de Toulon ©DdL
Après que les seniors ont gagné la finale, le stade de France se remplit un peu plus des supporters de Castres et de Toulon ©DdL
Alors direz-vous, pourquoi ça marche d’un côté et pas de l’autre ? Si on ignore ce qui ne fonctionne pas, on sait parfaitement ce qui a conduit les joueurs au maillot vert blanc rouge au sommet : c’est leur mental ! Les entraîneurs Benoît August, Philippe Feuillade et Régis Caste bon, (tous anciens biarrots), ont déjà réussi à réaliser une superbe mosaïque avec des éléments disparates, venus des Landes (Tyrosse et Hagetmau) et du Pays Basque (Anglet, Hendaye, Saint-Jean de Luz). En quelques entraînements effectués à l’arrache sur le terrain de Mouguerre (la tanière de cette sélection), les adversaires du dimanche sont devenus une équipe soudée où l’expression un pour tous, tous pour un, n’est nullement galvaude.

Quelle secrète alchimie a fait que 30 garçons se soient retrouvés unis comme les doigts de la main, solidaires à l’extrême et animés par un seul désir : gagner le bouclier à Paris ? Un délicieux mystère, qui a transformé un rêve en superbe réalité.

Autre facette du mental de cette joyeuse bande de copains, affamée de fête, de chants et de rires, un courage d’airain, joint à une intelligence situationnelle qui aurait ravi Pierre Villepreux, créateur du concept. Car à Saint-Denis, avant que Castres et Toulon de disputent devant 80 000 personnes enfiévrées la finale du Top 14, les Basco-Landais devaient en découdre avec la Bourgogne. Une grosse équipe, plus lourde, plus haute, très affutée, cars composée de joueurs de Nevers et Mâcon qui venaient juste de terminer le championnat de fédérale.

La troisième mi-temps à la hauteur de la victoire des seniors basco-landais

Au stade de France, la police montée veille ©DdL
Au stade de France, la police montée veille ©DdL
Sachant que l’affaire s’annonçait compliquée, les Basco-Landais montrèrent au public parisien leurs deux visages. En première mi-temps, ils imprimèrent un train d’enfer à la rencontre, et la lige d’attaque purement tyrossaise (Dechavanne, Descazaux, Marbot, Albaladejo) parvint à marquer trois essais. C’était une épargne, des grains ensilés en prévision dune fin de match difficile. Bien vu ! Et encore mieux vu ce quatrième essai inscrit par l’orfèvre Paul Dubert à l’heure de jeu, parti de la ligne basque pur aboutir entre les poteaux bourguignons après un placage détonant et trois relais parfaitement exécutés.

C’était le chant du cygne. A partir de ce moment, les verts blanc rouge se transformèrent en défenseurs farouches, le ballon resta bourguignon, les « Grenat » firent du camping sauvage devant la ligne vert blanc rouge. Trois points d’avance à préserver, de longues minutes à plaquer, crier, plier sans rompre, souffrir, malaxer des géants, mais tenir. Tenir ces trois petits points jusqu’au coup de sifflet libérateur de l’arbitre.

Quelques heures plus tard, les héros on quitté leur célèbre tunique pour revêtir la tenue BCBG du comité. Dans le bus, ça chante à tue tête, à table, à la maison des Basques de Saint-Ouen, la banda rythme les agapes. L’équipe de copains est plus soudée que jamais, décidée à prolonger la nuit jusqu’au lever du jour. Les noctambules du nord de la capitale se souviendront longtemps de ce bus illuminé et musical qui répandait sur son passage une bonne humeur communicative.

Daniel de Luz


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