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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Pyrénées : les milans noirs font des vagues


Mardi 17 Août 2010


2010 restera dans les mémoires des ornithologues. Près de 36 000 milans noirs ont déjà survolé le col d'Ogandibexka au Pays-Basque. Avec un pic d'un jour le 15 août dernier où 9032 rapaces de cette espèce sont passés pour regagner leurs lieux d'hivernage.




 xoriburu
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Des vagues noires au-dessus du col d'Organbidexka le 15 août dernier. Non celles d'un orage houleux, mais celles de milans noirs. Les observateurs de le la LPO-Aquitaine (1) en ont compté 9 032. Un record incontesté rappelle l'association dans un communiqué. Huit jours avant, ce sont 6 750 rapaces de cette espèce qui franchissaient la crête.

Pour les ornithologues, 2010 est une année magique : entre les 15 juillet et 16 août derniers, 35 914 milans noirs ont passé les crêtes pyrénéennes. Du jamais vu depuis 1979. Le milan noir est une espèce migratrice. Rapace diurne, il hiverne au sud du Sahara. C'est vers la mi-mars qu'il remonte vers l'Europe. Il y passera quatre mois pour nidifier. La femelle pond entre deux et trois œufs qu'elle couve. Son mâle assure le ravitaillement du nid. L'espèce existe aussi en Asie et Australie.

Le milan noir consomme souvent des proies mortes. Pour mets de choix, des poissons, malades, blessés ou sans vie, qui flottent à la surface des eaux. Il aime aussi se frotter aux décharges et dépôts d'ordures... humains. Il n'hésite pas à chercher dans les champs fraichement labourés les petits animaux dérangés ou blessés.

En Europe, selon des estimations de 2004, sa population compte de 64 000 à 100 000 couples reproducteurs. Une population en léger déclin qui a incité l'Union mondiale de la nature (IUCN) à la considérer en catégorie "préoccupation mineure". Les milans noirs sont parfois victimes d'actes de malveillance, mais aussi des évolutions agricoles. De fait les charognes d'animaux d'élevage ont quasiment disparu. Enfin, certains individus se heurtent en plein vol aux lignes électriques...

En France, la population est l'exception qui ne confirme pas la règle européenne. En effet, elle est en nette croissance. Au-dessus du col d'Oganbidexka, les effectifs migrateurs ont été multipliés par 15 entre 1981 et 2004 selon Jean-Paul Lurcun, Observatoire régional de la migration des oiseau en Aquitaine.

(1) Sur le col d'Oganbidexka, les observations sont réalisés dans le cadre du projet Interreg.IV, Lindus-Observatoire de migration d'oiseaux sur la voie atlantique partie intégrante de l'Observatoire régional de la migration des oiseaux. AU 15 septembre débutera le suivi sur le col de Lizarrieta au dessus de Sare. Les observations concernent bien sûr tous les oiseaux migrateurs, de la cigognes blanches aux palombes.

Virginie Bhat


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