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Ecosystèmes

Premières assises au sommet sur les aliens à Orleans


Jeudi 11 Septembre 2014


Ecrevisses de Louisianne, frelons asiatiques, plathelminthes… Les espèces exotiques envahissent les territoires et menacent les biodiversités locales. Quelle stratégie adopter pour freiner leur expansion ? Voire éteindre leur présence ? L'enjeu est de taille et pour y répondre le comité français de l'Uicn organise les premières assises nationales consacrées aux invasions biologiques à Orléans du 23 au 25 septembre prochain.




Les écrevisses de Louisiane colonisent aujourd'hui de nombreux cours d'eau ©V.B.
Les écrevisses de Louisiane colonisent aujourd'hui de nombreux cours d'eau ©V.B.
Ibis sacrés, jussies, tortues de Floride, herbes de la Pampa, crapauds taureaux et autres frelons asiatiques… Certaines espèces végétales et animales sont montrées du doigt en Europe. Originaires d'un autre continent, elles y ont été introduites, volontairement ou pas. Elles y ont pris leurs aises sur cette nouvelle terre d'accueil. Au point qu'elles menacent la biodiversité des écosystèmes européens, parfois la santé de certaines populations et certaines activités économiques, agricoles, infrastructures... On les appelle les espèces exotiques envahissantes. Elles seraient déjà plus de 1500. Et leurs dégâts sont tels que l'Union européenne en ont calculé le préjudice économique : 12 milliards d'euros par an !

Les assises plancheront sur la gestion des espèces exotiques envahissantes

Les herbes de la Pampa ont colonisé le Pays Basque ©V.B.
Les herbes de la Pampa ont colonisé le Pays Basque ©V.B.
L'Union européenne a décidé de se pencher sur la question et travaille sur un règlement pour empêcher de nouvelles espèces d'entrer sur le territoire et au mieux éradiquer celles déjà présente - au pire freiner leur expansion. De leur côté, les pays membres prennent parfois des mesures.

La France a ainsi en 2007 pris un arrêté relatif aux jussies. Arrêté qui interdit l’introduction dans le milieu naturel, volontaire, par négligence ou par imprudence, ainsi que le colportage, la mise en vente, l’achat et l’utilisation des spécimens d’espèces végétales Ludwigia grandiflora et Ludwigia peploides. Autre cas : les tortues de Floride. Ces tortues qui ont été vendus comme animaux de compagnie voilà des années ne peuvent plus l'être. Les particuliers n'ont plus le droit d'en posséder. Reste les centaines autres espèces...

C'est dans ce contexte que le comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature en partenariat avec les ministères et institutions concernés organise les premières assises nationales sur les espèces envahissantes exotiques dans deux semaines. Du 23 au 25 septembre prochain, ces rencontres « réuniront pour la première fois à l'échelle nationale, les principaux acteurs de métropole et d'outre-mer concernés par cette problématique. Deux cent participants seront rassemblés : gestionnaires d'espaces naturels, associations de protection de la nature, chercheurs, représentants socio-professionnels et élus, établissements publics agissant sur cette thématique, services de l'Etat et des collectivités locales » annonce le comité.

Pendant ces trois jours, les intervenants partageront et confronteront leurs expériences et points de vue « pour dresser un bilan de la situation en France, mettre en évidence les priorités d'action et identifier les évolutions nécessaires pour assurer une meilleure gestion des invasions biologiques aux niveaux local, national et européen. »

« Les travaux conduits pendant ces journées contribueront en particulier à poser les bases de la stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes, dans le contexte élargi du nouveau règlement européen sur le sujet. » concluent les organisateurs dans un communiqué.

Nul doute que ces assises vont être suivies à la loupe par ceux qui subissent les préjudices des aliens. Et les associations de protection animale qui parfois s'élèvent contre l'abattage programmé de certaines espèces animales exotiques qui se sont bien implantées en France. On se souvient du tollé qu'avait provoqué la mort des ibis sacrés sur la côte Atlantique voilà quelques années. Sans parler de la question des espèces dites "nuisibles".

Virginie Bhat


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