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Poussins : massacre à la broyeuse


Jeudi 13 Novembre 2014


Dans la filière d'élevage des poules pondeuses, les poussins mâles ne servent à rien. Que deviennent-ils ? L214 une nouvelle fois a publié des images chocs sur leur massacre.




Les poussins mâles ne sont d'aucune utilité dans la filière des poules pondeuses ©L214
Les poussins mâles ne sont d'aucune utilité dans la filière des poules pondeuses ©L214
Dans la filière des poules pondeuses, tous les poussins qui vont remplacer les adultes exténués ne sont pas tous logés à la même enseigne. Si les femelles rejoignent les élevages, les mâles eux en sont écartés : ils ne savent pas pondre d'œufs. Ils n'iront pas plus rejoindre la filière de production de poulets de chair. leur viande ne vaut rien : poules pondeuses et poulets de chair de ne sont issus des mêmes variétés. 54 millions de poulettes sont nées dans sept couvoirs en France en 2013. Environ autant de poussins mâles ont été tués le premier jour de leur vie selon l'association L214.

Vivants, les poussins mâles passent à la broyeuse

Leur avenir est en fait court, très court : la mort à l'âge d'un jour. Une mort réglementée par la législation européenne : ils passent à la broyeuse ! Oui à la broyeuse où ils sont jetés vivants et écrasés ! « Cette méthode assure le broyage instantané et la mort immédiate des animaux. Le dispositif mécanique contient des lames à rotation rapide ou des bosses en mousse. La capacité de l’appareil est suffisante pour que tous les animaux soient mis à mort immédiatement, même s’ils sont traités en grand nombre. » stipule le règlement (CE) n° 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Un règlement qui est entré en vigueur en France en 2013.

Hier, mercredi 12 novembre, l'association L214 (1) a rendu publique sur son site une vidéo choc de cette pratique. Images tournées cet par un salarié d'un couvoir de Bretagne. Elles montrent des poussins jetés vivants dans des sacs poubelles où ils étouffent littéralement. Des oisillons jetés vivants dans une broyeuse ou encore directement dans des bennes à ordures...

« Ces images sont un véritable cauchemar qui brisent le cœur et inspirent une profonde indignation, a déclaré Brigitte Gothière directrice de L214 dans un communiqué. Parce qu'aucun consommateur ne voudrait cautionner de tels sévices, nous mettons ces images à disposition du public pour lui permettre de prendre conscience de la maltraitance omniprésente dans les productions animales. »

Le ministère de l'Agriculture va lancer une nouvelle stratégie en matière de bien-être animal

Aujourd'hui, jeudi, la Direction générale de l'alimentation au sein du ministère de l'Agriculture a réagi. Elle a annoncé à l'Afp que le ministre allait lancer une nouvelle stratégie en matière de bien-être animal, ambitieuse (... ) et qu'il était prévu de revoir tous les dispositifs de mise à mort sur toutes les filières.

Il s'agira plus particulièrement de faire évoluer les pratiques de « mise à mort des animaux en dehors des abattoirs » et « la question de la mise à mort des poussins dans les couvoirs, ainsi que ses alternatives, y sera traitée », a complété le ministère.

Ce travail, mené en collaboration avec les éleveurs, va commencer fin 2014 et pourra conduire à « faire évoluer éventuellement la réglementation européenne en la matière », a-t-il ajouté. « Ce sont des choses qui évoluent en fonction de l'évolution technologique et de la sensibilité du grand public », a poursuivi Jean-Luc Angot.

Quant au couvoir breton, les services de la Dgal vont y refaire un tour. Ils avaient déjà procédé à une première inspection récemment qu'il avait révélé quelques irrégularités dans la conduite de l'élevage. Si les faits révélés par les images de L214 se révélaient confirmés, « ils seraient inacceptables » a ajouté le ministère.

De son côté, L214 a lancé une pétition en ligne pour que la France interdise la mise à mort des poussins. Elle a déclaré qu'elle portait plainte contre le couvoir pour cruauté envers les animaux.


(1) L214 "encourage les consommateurs à adopter une attitude d’achat responsable, au mieux en se passant de produits d’origine animale, au minimum en réduisant leur consommation de tels produits et en refusant ceux issus des élevages intensifs."

Virginie Bhat


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