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Les animaux de nos maisons

Plaidoyer d'un cabot au soleil


Mercredi 31 Juillet 2013


Que veux-tu homme qui m'accompagne en laisse ? Qu'au soleil du zénith, je danse sur des braises alors que tu traînes la savate sur le trottoir ? Que dans la fournaise de ta voiture, je fonde d'un coup de chaleur alors que tu prends le frais au rayon surgelés ?




L'ombre n'est pas fait pour les chiens ©V.B.
L'ombre n'est pas fait pour les chiens ©V.B.
Faut-il vraiment en arriver là et m’affubler d’un chapeau ? J’ai l’air d’un humain déguisé ! Ridicule... Bon d’accord, j’ai une robe blanche ! Mais mon poil ne va pas rougir d'un coup de soleil magique. Roussir peut-être si toi l’homme qui est en face de moi t’évertues à me promener le soleil au zénith.

Le soleil au zénith, et mes coussinets de cabot brûlent

Tu l’oublies un peu vite : tu traînes des pieds sur ce trottoir, mais tes pieds ne risquent rien. Car pas bête, tu as enfilé tes savates qui te protègent du macadam brulant. Moi je n’ai que des coussinets. Certes des coussinets tannés par les kilomètres avalés en forêt. Oui je sais. Grâce à qui ? Grâce à toi qui m’y emmènes tous les jours. Mais avoue-le : tu aimes bien aussi prendre cette poudre d’escampette !

Mais là aujourd’hui, mes coussinets crament. Tu ne te souviens pas ? Ils te l’ont dit pourtant la dernière fois ! Quand le thermomètre indique 34°C à l’ombre, il crève le plafond à 45°c sur l’asphalte au soleil. A 10 centimètre du sol, il baisse à 43°c... jusqu’à 37,1°c à cinquante centimètres ! Cinquante centimètres ! C’est ma taille au garrot. Alors que toi tu toises un bon mètre quatre-vingt. Ne me toise pas comme si tu ne comprenais pas ce que tu lis dans mon regard.

Le soleil au zénith. Très peu pour moi. Je danse sur ces braises. Je n'ai pas été fakir dans un temps reculé. Je ne rougis pas je palis. J’étouffe. Je brûle. Bref, j’apoplexie. 34°C à l’ombre, c’est bon pour les lézards ! D’ailleurs, regarde, même toi tu traînes la savate à cette heure-ci. Demain je t’emmènerai en balade au petit matin quand la brise côtière frémit. A midi, ce sera trois petits tours au jardin d’à côté et puis s’en vont !

Je ne veux pas traîner mes guêtres dans la fournaise de ta voiture

Ah non ! Là tu exagères ! Je ne vais pas t’accompagner faire tes courses. Et tu ne m’achèteras pas. Ni avec un os. Ni avec ton regard de chien battu qui n’a pas envie de prendre seul l'auto. La voiture, c’est comme le trottoir. Pire peut-être : en dix minutes il y fait 50°C.

Tu sais bien que je me casse le museau à l’entrée du magasin ! Interdits les chiens. Alors tu me laisses dans la voiture. D’accord les vitres grandes ouvertes. Mais cette voiture devient une fournaise en été. Et là ce ne sont plus des brûlures de coussinets que tu devras soigner mais un coup de chaleur. Si j’en réchappe !

Tu veux connaître les premiers symptômes ? Je commencerai à haleter pendant que toi tu seras au frais au rayon surgelés. Mes muqueuses vireront au bleu. Manque d’oxygène et c’est pas joli à voir... Je te fais grâce du reste. Laisse moi à la maison. Au frais.

Ce soir pour te récompenser, je t’inviterai à faire un petit tour à la rivière où nous pourrons faire trempette. Je te lancerai la balle. Tu feras le cabot... C’est plus fun.


PS : Tu aimes les sodas frappés à l'ombre des parasols. J'aime aussi l'eau fraiche de ma gamelle. Je tire la langue comme toi quand il fait chaud.

Virginie Bhat


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