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Eko-société

Pesticides dans les jardins, les papillons et les bourdons trinquent


Jeudi 26 Février 2015


Aucun pesticide n'est anodin. Même celui utilisé par le particulier dans son jardin. Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation et de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis se sont penchés sur la question pour les papillons de jour et les bourdons.




Les papillons et les bourdons ne sont pas rares en ville. Du moins dans les jardins privés qui émaillent les zones urbaines. Ils y trouvent là nourriture et abri. Mais ces petits coins de nature ne sont plus toujours aussi accueillants pour ces espèces qu'ils l'ont été dans le passé. En cause les pesticides et herbicides que des jardiniers utilisent trop à foison pour maintenir leurs jardins nickel chrome.

Les bourdons et les papillons sont directement touchés par les pesticides utilisés dans les jardins privés

Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l’Observatoire départemental de la biodiversité urbaine de Seine-Saint-Denis ont justement voulu se pencher sur la question. Si l'impact des pesticides sur la biodiversité est avéré en agriculture, il n'avait jamais été étudié à grande échelle sur les jardins privés.

Les scientifiques l'ont fait. Ils ont pour se faire utilisé des données collectées dans le cadre de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins et évalué les effets des pratiques de jardinage sur deux groupes importants d’insectes floricoles, les papillons de jour et les bourdons. Leurs conclusions ont été publiées dans la revue Biological Conservation. Elles sont sans appel.

De fait, leurs analyses « montrent que papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. A l’inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise, des fongicides et des granulés anti-limaces. » Et d'ajouter : « Si l’impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles pour les papillons et les bourdons ».

Pour autant fongicides et granulés anti-limaces ne sont pas pour autant la panacée. Ces substances ont leurs propres impacts cette fois-ci sur la faune du sol ! « D’autres études ont par exemple montré que les lombrics sont moins abondants dans les parcelles agricoles traitées par des herbicides, des insecticides ou des fongicides qui ne les visaient pourtant pas directement. » préviennent les auteurs de l'étude. Il ne leur reste plus qu'à l'étudier à l'échelle des jardins privés.

Virginie Bhat


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