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Pays Basque, les dragons barbus mourraient de soif


Lundi 13 Avril 2020


Ce n'est pas un poisson d'avril : le 1er de ce mois au matin, douze serpents et deux dragons barbus laissés sans soins dans un logement de l'agglomération bayonnaise ont été récupérés. Ils coulent des jours plus heureux dans un refuge de la Loire.




Les deux pagonasétaient en souffrance ©FBB
Les deux pagonasétaient en souffrance ©FBB
C'est un bon poisson d'avril qu'ont vécu douze reptiles et deux petits sauriens dans l'agglomération bayonnaise. Alertée par le refuge de Txakurrak de leur abandon dans un logement, la fondation Brigitte Bardot est allée les récupérer pour assurer leur sauvetage le 1er avril au matin. « Après avoir contacté notre responsable faune sauvage, nous avons organisé ce sauvetage urgent, les animaux étaient sans soins, sans nourriture », témoigne Daniel Raposo, délégué de la Fondation sur les Pyrénées-Atlantiques. La fondation avait reçu le feu vert de la justice par le biais d'une réquisition pour procéder à ce sauvetage.


Des pythons, des boas et des pogonas

Le terrariophile devait être un convaincu : l'équipe qui est intervenue a trouvé pas moins de deux pythons morelias, trois boas constrictors imperators, sept pythons regius et deux pogonas appelés aussi dragons barbus, détenus dans des vivariums. Une petite arche de Noé reptilienne près de laquelle cohabitaient aussi un chien, American Staffordshire, et un chat européen. « L'équipe a donné à boire aux animaux, ils se sont précipités sur l'eau », se souvient le référent de la fondation.

La fondation plus habituée aux chiens, chats, chevaux... s'est tournée vers le parc animalier de Saint Martin la Plaine dans la Loire avec pour prendre en charge reptiles et sauriens. Arrivés à bon port, ces derniers ont reçu les meilleurs soins. C'est à Txakurrak que chien et chat ont trouvé secours.

Au fil des derniers décennies, serpents ou dragons barbus sont devenus de nouveaux compagnons que l'on trouve en vente en animaleries. Si leur élevage et vente sont autorisés dans l'Hexagone, encadrés par la loi, les association de protection animale s'en inquiètent.

« Indépendamment de ce sauvetage, la Fondation Brigitte Bardot dénonce fermement la vente en France des Nac, nouveaux animaux de compagnie et nous demandons instamment à la ministre de l'écologie et de la transition écologique de mettre un terme à ces ventes, souvent issues de trafics, d'interdire les élevages sur le territoire, poursuit Daniel Raposo. La place d'un animal sauvage n'est pas dans un terrarium ou dans un vivarium. Cessons de considérer ces animaux comme des biens de consommation. »

Une procédure judiciaire est en cours auprès du tribunal de grande instance de Bayonne.

Virginie Bhat


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