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Pakistan : après les pluies, la faim ?


Mardi 24 Août 2010


Les inondations ont déjà touché près de dix-huit millions de personnes. Elles menacent aujourd'hui le Sud du pays. Des milliers de familles ont fui en sauvant des eaux leurs biens les plus précieux, leurs animaux. Mais le pire est encore à craindre: la faim faute de fourrage et paille balayés par les pluies.




©DR
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Le bilan des inondations au Pakistan est déjà très lourd. Elles ont tué 1500 personnes et près de dix-huit millions de Pakistanais ont été touchées par la catastrophe. Des milliers ont fui les eaux meurtrières, embarquant dans leur course contre la montre ce qu’ils pouvaient. C’est ainsi que l’on a vu, lu et entendu, les familles qui possédaient quelques vaches, poules… tenter de les sauver. Tous n’ont pas pu tirer des griffes pluviales leurs animaux.

Selon un premier bilan de la FAO, plus de 200 000 vaches, ovins, buffles, chèvres et ânes ont déjà péri dans la catastrophe et des millions des volailles. Premier bilan qui devrait s’alourdir. Les pluies diluviennes se sont abattues sur les régions d’élevage les plus peuplés du pays, explique la FAO, organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Un élevage qui assure près de la moitié du PIB agricole pakistanais.

Mais le pire est encore devant la population : en effet, les eaux ont détruit 3,2 millions d'hectares de champs et des greniers à grains. Et l’alimentation des animaux rescapés, le fourrage et la paille, ne peut non plus être assurée. Ils risquent à court terme de mourir de faim. Et les familles qui les possèdent se retrouvent désormais complètement démunis. Les animaux constituent souvent une monnaie d'échange contre de la monnaie sonnante et trébuchante et l'achat donc de denrées de première nécessité.

L'ONU a lancé un appel de fonds de 57 millions de dollars pour l'aide d'urgence destinée à l'élevage, et la FAO a mobilisé 1,4 million de dollars pour l'achat d'aliments et de vaccins pour animaux. Celle-ci lancera d'autres appels en faveur de ce secteur une fois que les besoins auront été pleinement évalués, déclare-t-elle dans un communiqué.


De leur côté, certaines ONG internationales de protection animale ont proposé leur aide aux sinistrés. Pour intervenir elles doivent obtenir l’aval des autorités régionales et nationales. C’est ainsi que Ifaw a reçu une demande officielle de la province du Punjab, dans le nord du Pakistan. Ils recherchent de la nourriture.

Ifaw, ou encore WSPA, ont monté depuis quelques années des unités mobiles, souvent vétérinaires, pour apporter leur aide aux pays sinistrés par des catastrophes naturelles et leurs animaux.En mars dernier, la Coalition pour le secours aux animaux d’Haïti, avant annoncé avoir conclu un accord portant sur 700 000 euros avec le gouvernement haïtien. ARCH avait réuni plus de vingt des principales associations mondiales de protection de la nature.

« "Notre objectif est d'aider des millions d'animaux dans le besoin et d'avoir un impact durable au profit de la population haïtienne," avait affirmé à cette époque Ian Robinson, directeur des interventions d’urgence d’Ifaw. Le fait de coopérer avec un groupe d'ONG nous offre l'occasion exceptionnelle de répondre aux préoccupations concernant la santé publique et animale, dans l'ensemble du pays. »

Ester Gran


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