xoriburu.info
Zooms

Ours : les associations reprennent la main


Jeudi 24 Janvier 2013


Les associations Ferus et Adet-Pays de l'Ours sont prêtes et elles le disent. Prêtes à assumer seules le lâcher de deux ourses dans le massif pyrénéen dès ce printemps. L’une dans les Pyrénées occidentales. La seconde dans les Pyrénées centrales.




Lâcher elles-mêmes des ours dans les Pyrénées ? Adet-Pays de l’Ours et Ferus n’en sont pas à leur coup d’essai sur ce terrain. Loin de là. Ce sont elles qui en 1996 et 1997 avaient réalisé les premiers lâchers d’ours en France, rappellent les deux associations. Le 19 mai 1996, Ziva, ours gestante de Slovénie, était relâchée sur la commune de Melles. Elle allait ainsi rejoindre les cinq derniers ours pyrénéens que le massif abritait encore. Quelques semaines plus tard, le 9 juin de la même année, Melba la rejoignait sur le massif. Un an après, le 2 mai 1997, le mâle Pyros découvrait son nouvel environnement dans les Pyrénées centrales.


Le groupe associatif assumera le prix des deux lâchers

« Pour ces prochaines opérations, Pays de l'Ours - Adet et Ferus sont entourées de partenaires associatifs impliqués : Sepanso 64, Nature-Midi-Pyrénées, France Nature Environnement Midi-Pyrénées, Nature-Comminges, Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères, et des Parcs animaliers : La Colline aux marmottes (Argelès-Gazost) et Parc’Ours (Borce) qui apportent leurs compétences et leur expérience » expliquent Ferus et Adet-Pays de l’ours.

Le groupe associatif a tout prévu. Même les fonds nécessaires à cette opération. Il assumera « l’intégralité des opérations : organisation, réalisation, et financement sur des fonds privés, afin d’éviter tout débat sur les dépenses publiques en période de crise. »


Ferus et Adet-Pays de l'ours espèrent bien l'assentiment de l'Etat français

Les associations appellent le gouvernement de François Hollande à donner son feu vert : « son accord suffit pour lancer les opérations ». Et de rappeler que la France a été épinglée par la Commission européenne pour insuffisance de protection de l’ours. Le pays est sous « la menace de poursuites judiciaires imminentes de la Commission européenne » pour ce fait.

Les associations sont prêtes à lâcher les deux ourses dès ce printemps. Autrement l'année suivante. L’un des mammifères rejoindrait Néré et Cannellito, les deux mâles adultes qui restent dans les Pyrénées occidentales. Son lâcher permettrait de « commencer à restaurer la population menacée d’extinction rapide ». Dans les Pyrénées centrales, qui regroupent la quasi totalité des vingt autres ours du massif, l’ourse nouvelle renforcerait « la population qui n’est pas encore viable ». La balle est aujourd’hui dans les mains du gouvernement. Ce ne serait pas la première qu'il refuserait. Reste à savoir quelle réaction le projet associatif peut susciter dans les montagnes.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 9 Juillet 2011 - 00:00 Des oursons de l'année dans les Pyrénées


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site





On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images

La puce à l'oreille
11/08/2019

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

Inscription à la newsletter

Téléchargement