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Neuf millions d'euros pour ne pas tirer un trait sur la côte à Biarritz


Vendredi 22 Décembre 2017


Protéger le trait de côte biarrot aura un coût : neuf millions quarante-cinq mille euros sur la seule période 2017-2021. La commune ne sera pas la seule à mettre la main à la poche.




Il n’aura même pas fallu deux temps trois mesures au conseil municipal de Biarritz réuni ce mercredi 20 décembre pour l’adoption de la 20e délibération qui lui passait sous le nez. Les élus n’ont rien trouvé à redire sur le plan de financement prévisionnel de la stratégie des risques littoraux de la commune sur 2017-2021. Il est vrai qu’ils auront autrement ferraillé plus tôt dans la soirée, entre la polémique née de la vente des écuries de Bigueyrie et l’hôtel du Palais. Mais cela n'aura pas échappé à personne.

Réunion publique pour Marbella en janvier

Entre études et travaux, ce sont neuf millions quarante-cinq mille euros qui devraient être financés. Dont huit millions d’euros pour trois gros œuvres sur trois secteurs de Biarritz : les falaises du port des pêcheurs, du rocher de la Vierge et du Port Vieux d’un côté, celles de l’établissement des bains et des perrés en enrochement de l’autre et enfin les falaises de Beaurivage à Marbella, avec la pose d’enrochements de pied de falaise sur l’extrémité sud de la côte des basque. Coût de cette dernière opération : six millions d’euros.

La ville de Biarritz ne sera seule à supporter ces investissements. Selon son plan prévisionnel, le fonds européen Feder pourrait abonder à hauteur de la moitié, soit 4 522 500 euros, la région Nouvelle Aquitaine, 20% (1 809000 euros), l’Etat pour 104 500 euros, et enfin l’Agglo Pays Basque pour 800 000 euros. Restera 1 809 000 euros.

Pour boucler ces investissements, Biarritz passera une convention financière avec son agglo pour le versement d’un fonds de concours. C’était d’ailleurs le titre de cette 20è délibération qui sera finalement passée comme une lettre à la poste. Et si le maire Michel Veunac n'a pas manqué de rappeler que Nathalie Motsch, adjointe chargée de l'urbanisme avait supervisé le travail pour définir la stratégie de gestion pour Biarritz ces deux dernières années, cette dernière n’a pas eu le temps d’en dire un mot. Pour sa part, l'édile a annoncé que le dossier réglementaire de Marbella était prêt : « Il sera présenté début janvier d’abord aux élus dans le cadre d’un comité de pilotage puis aux usagers et aux riverains à l’occasion d’une réunion publique puis il sera remis à la DDTN. » Un premier projet de réaménagement de la plage avait provoqué des tensions au printemps entre la municipalité et des Biarrots. Depuis la mairie a revu sa copie, apaisant le collectif Sauvons Marbella.

Dix mètres à l'horizon 2025

La stratégie globale de gestion du trait de côte basque est désormais portée par l’agglo Pays Basque. Elle concerne près de 35 kilomètres de côtes sableuses et rocheuses. Pour 2017-2021, les investissements devraient s’élever à vingt cinq millions trois cent mille euros, toutes maîtrises d’ouvrage publique confondues.

Le trait de côte est une question brulante sur une côte basque plus qu’urbanisée. Selon les conclusions du rapport du BRGM de décembre 2016, « Caractérisation de l’aléa recul du trait de côte sur le littoral de la côte aquitaine aux horizons 2025 et 2050 » du BRGM de décembre 2016, « sur la côte sableuse, le recul lié à l’érosion chronique ainsi estimé est de l’ordre de 20 m et 50 m respectivement pour les horizons 2025 et 2050, auquel s’ajoute un recul lié à un évènement majeur en général de l’ordre de 20 mètres.

Sur la côte rocheuse, en moyenne, le recul chronique du trait de côte est de l’ordre de 0,25 m/an sur l’ensemble du littoral basque. Sur les seuls secteurs rocheux, les valeurs moyennes de recul total potentiel (recul chronique et recul lié à un évènement majeur) sont de l’ordre de 10 m pour 2025 et 27 m pour 2050.
»

Virginie Bhat


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