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Eko-société

Moratoire sur le clonage : tous les animaux ne sont pas égaux devant le bien-être


Lundi 25 Octobre 2010


La Commission européenne veut proposer un moratoire temporaire sur le clonage animal. Question de bien-être animal. Mais cette suspension ne concerne que certaines espèces animales, celles élevées pour être consommées. Les taureaux de corrida, les chevaux de courses ou les animaux de laboratoire sont exclus de cette prochaine mesure !




Ce fut une brebis le premier animal officiellement cloné. Elle se nommait Dolly. ©xoriburu.info
Ce fut une brebis le premier animal officiellement cloné. Elle se nommait Dolly. ©xoriburu.info
La Commission européenne va proposer un moratoire temporaire sur le clonage animal destiné à la production de denrées alimentaires. Question de bien-être animal a souligné John Dali, le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs : « La communication adoptée aujourd’hui intervient en réponse aux appels lancés par le Parlement européen et les Etats membres en faveur d’une politique spécifique de l’Union européenne en cette matière délicate. Je crois que la suspension temporaire constitue une voie réaliste et réalisable pour répondre aux actuelles inquiétudes pour le bien-être des animaux. »

Mais qu’en est-il des utilisations autres qu’alimentaires de la technique ? Elles peuvent se développer sans coup férir. Le moratoire ne les intègre pas. Le clonage de cobayes va donc se poursuivre. De même celui des chevaux de courses ou de compétition, des taureaux de corrida ou d’espèces sauvages en danger, tels les bouquetins des Pyrénées.

La question se pose alors : quid de leur bien-être ? Les techniques de clonage les concernant seraient-elles plus abouties et leur éviteraient-elles toute souffrance ? Jusqu’à preuve du contraire, non. La société serait-elle devenue alors discriminatoire en matière de bien-être animal ? Pas sûr qu’on lui ait posé la question.

Rappelons qu’en 2008, l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, saisie sur la Commission, avait rendu un avis scientifique sur le clonage. Parmi ses conclusions, « il apparaît que, dans une proportion significative d’animaux clonés – principalement pendant la période juvénile sur les bovins et la période périnatale chez les porcins – la santé et le bien-être étaient sévèrement altérés, souvent avec des conséquences graves, voire fatales ».

Depuis deux ans, rien de nouveau sur la question du bien-être animal. En 2009, l’Efsa, soulignait que les données disponibles n’étaient toujours pas suffisantes pour permettre de déterminer si les connaissances actuelles sur le clonage des bovins et des porcins pourraient être appliquées au clonage d’autres espèces. Enfin, en septembre dernier, l’agence a publié une nouvelle déclaration sur le clonage des animaux à la suite de l’approbation donnée par son comité scientifique. « Le comité scientifique a convenu qu’aucune nouvelle information scientifique n’avait été rendue disponible récemment qui nécessiterait que l’Efsa reconsidère les conclusions et les recommandations énoncées dans ses travaux antérieurs dans ce domaine ».

Avant la fin de l’année, le clonage animal devrait faire l’objet d’un nouveau rapport par la Commission européenne. Rapport demandé par le Parlement européen qui en 2008 avait appelé à une interdiction totale de cette technique. On peut espérer que d'ici là le clonage des autres animaux que les vaches, cochons... revienne sur le tapis européen.

Ester Gran


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