xoriburu.info
Eko-société

Manif contre la fourrure à Bayonne


Samedi 29 Novembre 2014


Cet après-midi, rue Port-Neuf à Bayonne, Animal Cross a battu le pavé pour sensibiliser et inciter les badauds à signer leur pétition contre l'utilisation de la fourrure dans le prêt-à-porter.




Une dizaine de bénévoles de l'association Animal Cross ont voulu alerter les piétons sur la réalité des élevages des animaux à fourrure ©V.B.
Une dizaine de bénévoles de l'association Animal Cross ont voulu alerter les piétons sur la réalité des élevages des animaux à fourrure ©V.B.
« Les responsables du magasin nous ont pris en photo ; ils feront remonter notre action au siège de la marque » se félicite Valérie, présidente de l'association de protection animale Animal Cross qui veut souligner le paradoxe de la dite marque : « Son image s'appuie sur la nature. Or l'élevage des animaux à fourrure va à son encontre ! » Dans la ligne de mire des bénévoles : Aigle aujourd'hui. Ikks demain.


Derrière la fourrure véritable, la souffrance d'un animal

« Les passants avec qui nous discutons ne savent pas toujours qu'ils portent de la vraie fourrure, poursuit Valérie. Parce qu'ils ont acheté des vêtements à des prix abordables, ils pensent qu'ils portent de la fausse fourrure. Nous leur démontrons que non ! Avec les étiquettes.  » La rue du Port-Neuf est en cet après-midi de samedi bien fréquentée. La dizaine de bénévoles d'Animal Cross arborent au cou une pancarte qui doit interpeller les badauts.

Pas question aujourd'hui de haranguer les foules, mais de discuter. De convaincre les passants de signer des lettres qu'ils enverront à la marque concernée. « Envoyer des lettres aux marques plutôt que de leur écrire par Internet s’est révélé très efficace dans des campagnes de protection des animaux.  »

Bayonne aujourd'hui. Pau le 13 décembre prochain. A l'instar d'Animal Cross, des petites associations se sont rassemblées au sein du Collectif Mode sans fourrure. Ce type d'actions marche, souligne Valérie. L'année dernière, Kookaï a renoncé à utiliser de la fourrure.

Car derrière la véritable fourrure se cache une dure réalité. Les élevages des animaux à fourrure ne sont pas tendres. « La fourrure est synonyme de très grande souffrance pour les animaux élevés dans des conditions tout à fait incompatibles avec leur nature : concentration des animaux, exiguité des lieux, mutilation. L’abattage est souvent aussi source de douleur, les animaux étant électrocutés avec une électrode dans le bouche et une autre dans l’anus pour ne pas endommager la fourrure (1). Finalement, tuer des animaux pour se vêtir n’a aucun sens à un moment où on peut s’habiller chaudement et à la mode sans fourrure animale. »



(1) Depuis le 1er janvier 2013, le règlement (CE) n° 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort est en vigueur dans tous les pays de l'UE, donc en France. Il stiule l'étourdissement préalable de tous les animaux (même à fourrure) avant leur mise à mort. L'étourdissement électrique de la tête à la queue concerne les renards et les chinchillas.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Nouveau commentaire :
Twitter


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site





On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images

La puce à l'oreille
11/08/2019

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

Inscription à la newsletter

Téléchargement