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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Londres: une exposition qui ose


Lundi 14 Février 2011


Les animaux ne connaissent pas la Saint-Valentin. Ce n'est sans doute pas dans leur nature. Quoique... Peut-être faut-il se rendre à Londres pour s'en assurer. Le muséum d'histoire naturelle de Londres s'est lancé dans une exposition que certains pourront estimer osée "Sexual Nature". La manifestation s'adresse aux plus de 16 ans, prévient l'institution.




Sans sexe, point de nature ©xoriburu.info
Sans sexe, point de nature ©xoriburu.info
Le muséum d’histoire naturelle de Londres préfère prévenir : son exposition s’adresse d’abord aux plus de 16 ans, ados et adultes. Ames juvéniles s’abstenir ? Le sexe peut-il donc choquer… Car c’est le sexe que le muséum va exposer jusqu’au 2 octobre prochain. Le sexe de la nature ou plutôt la nature du sexe. Celui de la faune et de la flore en fait qui au fil des millénaires a évolué pour que les espèces s’adaptent à leur environnement. Sans sexe, point de cette biodiversité que l’homme aujourd’hui tente de préserver.

Qu’est ce que le sexe ? C’est la première question à laquelle le muséum a voulu intéresser son visiteur. Visiteur que l’institution appelle à laisser aux portes de l’exposition toute idée préconçue. « Depuis des millions d’années depuis que la Terre a perdu sa virginité, le répertoire sexuel a explosé, conduit par l’évolution et la lutte pour transmettre les gènes aux générations suivantes. »

Au début de la vie, il y a les cellules sexuelles. Certains organismes ne s’embarrassent pas de joutes amoureuses pour assurer leur reproduction. Tels ces coraux mâles qui lâchent dans l’eau leurs spermatozoïdes. Le plus grand orgasme de la planète dit-on. Le visiteur pourra le vérifier sur un film projeté dans le cadre de l’exposition.

D’autres animaux préfèreront les joutes amoureuses. Certains oiseaux mâles se perdront dans d’intenses mélodies pour charmer leur dulcinée. D’autres la couvriront de cadeaux… Quand ce n’est pas une lutte féroce qui s’engagera entre les protagonistes. A l’automne, les forêts retentissent des brames des cerfs qui n’hésiteront pas à ferrailler de leurs bois avec leurs concurrents. La loi du plus fort pour assurer la pérennité de l’espèce. Et le hérisson, si timide semble-t-il, s’assurera qu’aucun autre mâle ne passera derrière lui : sa substance séminale durcira, fermant à ses éventuels concurrents le vagin de la femelle qu’il a fécondée.

Faudra-t-il s’offusquer du pénis que le bernacle peut brandir : il aura 30 fois la taille de son propriétaire. Ou encore de l’argonaute dont le pénis se détachera pour rester chez la femelle. Autant de curiosités de la nature exposées sans fard ni pudibonderie à ceux qui souhaiteront mieux la comprendre.

Et non sans humour, des petits films tournés et joués par Isabelle Rossellini. L’actrice déguisée mime les animaux en pleine phase de reproduction. Les courts-métrages ont pour nom Porno vert. Mais peut-on parler de porno chez les animaux ?

Virginie Bhat


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