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Licenciement : les salariés de SHS au péage de l'A63


Dimanche 19 Décembre 2010


Noël ne signera pas la trêve des confiseurs cette année encore sur la côte basque. Le chômage continue de menacer des emplois alors que l’année 2010 s’achève. Vendredi matin, ce sont les salariés de Siemens Health Service qui ont manifesté contre le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par la direction.




Licenciement : les salariés de SHS au péage de l'A63
Vendredi matin, les salariés de Siemens Health Service ont organisé une manifestation au péage de l'A63 à Biarritz. Ils ont distribué mille tracs aux automobilistes qui s’apprêtaient à le franchir. Manifestation bon enfant, sous la pluie et le regard des gendarmes présents.

L’entreprise dont le siège social est à Bidart emploie 130 salariés, sur sept sites en France. Elle conçoit des logiciels de gestion pour les hôpitaux et les cliniques. Mais cette filiale du groupe Siemens perd de l’argent. Et elle a présenté aux représentants du personnel un plan de sauvegarde de l’emploi. Ce plan, on l’appelait plan de licenciement antan, prévoit la suppression de 49 postes au niveau national, dont 19 (sur 45) à Bidart même.

Mais les négociations avec les salariés patinent. Ceux-ci demandent des « conditions correctes pour les personnes concernés par ce plan ». Les débrayages n’ayant pas été entendus par la direction, les salariés de Bidart ont décide de monter d’un cran et informé le public de la menace qui pèse sur des salariés d’une entreprise installée à la technopôle toute proche du péage.

Si sa filiale enregistre des mauvais résultats, le groupe connaîtra des « bénéfices record cette année » arguent les salariés en grève. Bénéfices qui doivent permettre d’indemniser le personnel licencié « à hauteur des moyens du groupe. »

Les manifestants craignent bien que la restructuration ne s’arrête pas là. « Une restructuration qui n’est pas viable » dénonce Force Ouvrière. Ainsi, dans le tract que les automobilistes ont pris en mains, le syndicat dénonce-t-il le projet de revente totale ou partielle de l’activité restante. Et pour conséquence la fermeture de quatre sites sur les sept, dont celui de Bidart. La manifestation aura-t-elle atteint son objectif ? Les salariés à Bidart espèrent bien qu’ils auront été entendus.


Ester Gran


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