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Les vautours fauves, de nouveaux prédateurs ?


Lundi 5 Août 2013


Les vautours fauves ont-ils viré leur cutie ? Charognards, sont-ils devenus des prédateurs qui s'attaquent aux brebis, vaches... en pleine forme dans les estives pyrénéennes ? La Ligue pour la protection des oiseaux récuse l'accusation. Et pour lever toute ambiguïté, elle demande des expertises.




Des brebis ou des vaches attaquées par des vautours fauves dans les estives pyrénéennes ? Les charognards seraient-ils devenus des prédateurs purs et durs et organiseraient-ils désormais des attaques sur des animaux en pleine forme ? La Ligue pour la protection des oiseaux réfute l'accusation et a voulu faire un point dans un communiqué aujourd'hui.

La Lpo demande des expertises indépendantes et systématiques

« Ce qui est faux : les vautours fauves seraient devenus des prédateurs capables de prélever au hasard des bêtes en pleine capacité de leurs moyens. Les vautours fauves provoqueraient un préjudice à l'élevage par leurs interventions répétées, assure la ligue. Ce qui est vrai : les vautours fauves sont des charognards qui consomment des cadavres, jouant là pleinement leur rôle d'équarrisseurs naturels et d'agents d'élimination des agents pathogènes des écosystèmes montagnards. Par ce biais, les vautours fauves rendent service à l'élevage de montagne, et à la collectivité en général, en éliminant systématiquement et gratuitement les cadavres que leur laissent les éleveurs. Ce service écologique permet à la profession agro-pastorale de réaliser des économies substantielles, par l'économie du coût de l'équarrissage industriel et ce dans un contexte difficile de crise agricole. »

Et l'association d'expliquer : « Les résultats des enquêtes et analyses vétérinaires réalisées jusqu'en 2009 ont montré que les vautours fauves pouvaient anticiper la mort d'un animal moribond destiné à une mort certaine sans intervention humaine. Ces cas restent rares et circonscris à des conditions particulières : mises bas difficiles et sans assistance, bêtes coincées sans possibilité de se mouvoir, pathologies avancées... mais en aucune manière à des bêtes en pleine possession de leurs moyens.
 »
Pour lever toute ambigüité, La LPO demande à l'Etat de « financer à nouveau des analyses vétérinaires indépendantes et systématiques dès l'instant où un éleveur manifeste un doute à propos d'une intervention de vautours fauves sur du bétail domestique. Les résultats seraient rendus publics permettant ainsi de rétablir la confiance et d'apaiser les tensions. »

Virginie Bhat


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