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Les trafiquants de chardonnerets élégants pris la main au gluau à Pau


Jeudi 19 Mars 2015


En février dernier, la brigade anticriminalité de Pau surprenait deux hommes la main dans le sac : ils capturaient des chardonnerets élégants avec des gluaux. Le 11 mars dernier la justice les condamnait pour délit d’enlèvement ou capture d’une espèce animale non domestique et protégée, Hegaladia et la Sepanso 64 parties civiles dans cette affaire.




La semaine dernière comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Pau deux braconniers. Deux hommes qui avaient été surpris par la brigade anticriminalité de Pau, BAC, en train de capturer des chardonnerets élégants, rapportait le 16 février dernier La République des Pyrénées. L'espèce est protégée en France, mais sous le manteau nombreux sont les amateurs de ces oiseaux. Non pour les manger mais pour les enfermer dans une cage et les entendre chanter.

Hegalaldia et la Sepanso se portent parties civiles dans ce procès

Le trafic est sans frontières. En 2013, les douanes avaient arrêté à Biriatou un véhicule dans lequel étaient cachée une cargaison de petits oiseaux. L'homme allait en Belgique où là aussi le marché noir est florissant.

A Pau, les deux hommes tentaient d'attraper les oiseaux tant convoités avec des gluaux. Des brindilles enduites de glu, une méthode de chasse traditionnelle ! Bien cruelle... Une méthode contre laquelle la députée Abeille à déposé un amendement cet été afin de l'interdire dans la loi pour la biodiversité examinée actuellement par l'Assemblée.

Lorsque la Bac les a surpris, l'un des deux oiseaux qu'ils détenaient s'est échappé. Le second dans une poche a été saisi et confié au centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegaladia. Las, le petit chardonneret n'a pas résisté à sa mauvaise capture. Il en mourrait le lendemain, en dépit des soins apportés par l'équipe du centre.

Hegalaldia et la Sepanso 64 n'ont pas hésité à se porter parties civiles dans cette affaire. Les deux braconniers devaient répondre du délit d’enlèvement ou capture d’une espèce animale non domestique et protégée. Un délit passible de 15 000 euros d'amende et an an de prison. Le 11 mars dernier, ils comparaissaient devant le tribunal sur reconnaissance de culpabilité. Ils ont été condamnés à deux amendes de 200 euros et à verser 890 euros pour les parties civiles, Hegalaldia et la Sepanso 64, et 150 euros pour les frais de justice de celles-ci.




Virginie Bhat


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