xoriburu.info
Les animaux entre ciel et terres sauvages

Les tempêtes secouent les oiseaux marins


Lundi 11 Novembre 2013


Le vent a tourné au sud est aujourd'hui. Plus calme. Plus doux. Les oiseaux marins vont pouvoir enfin respirer car la tempête qui a soufflé sur la côte basque en a secoué plus d'un.




Affaiblis par les vents et l'océan démontés, les plus jeunes oiseaux marins chutent à terre ©V.B.
Affaiblis par les vents et l'océan démontés, les plus jeunes oiseaux marins chutent à terre ©V.B.
Le vent s'est tu aujourd'hui. Un répit pour les oiseaux marins. Ils ont les ailes pour surmonter les tempêtes, mais les tempêtes ont parfois raison d'eux. Epuisés par les vents déchaînés, malmenés par l'océan rugissant, ils s'enfoncent dans les eaux mortelles ou tombent à terre s'ils ont pu gagner un rivage. Et là sans force, ils attendent. Et c'est là que parfois ils rencontrent l'homme qui lui portera secours.

Les jeunes oiseaux marins ne résistent pas toujours aux vents furieux

« Il y a quelques jours, nous vous disions de rester vigilants après les tempêtes. Ce n'était pas un avertissement en l'air. Les coups de vent de lundi et mardi derniers ont entraîné l'accueil, les mercredi et jeudi suivants, de nombreux oiseaux marins épuisés, dénutris, en hypothermie, voire même victimes de blessures ou avec des hameçons dans le corps ! » a annoncé hier sur son site Hegalaldia, le centre de sauvegarde de la faune sauvage installé à Utstaritz.

Le centre a ainsi recueilli dix fous de Bassan, deux océanites culblanc, un grand cormoran et un mergule nain. Et un jeune vautour fauve qui surpris par le vent a chu dans un roncier. Ce sont les jeunes surtout que les tempêtes mettent à terre.Des jeunes qui ne connaissent pas encore sur le bout de leurs plumes les sautes d'humeur du vent.

Les tempêtes ont parfois tant de puissance qu'elles poussent les oiseaux bien au au delà des rivages. Ce fut le cas en 2009, la tempête qui avait balayé le sud-ouest avait embarqué des mouettes tridactyles jusque vers le Rhône, la Loire ou la Saône où épuisées elles cherchaient le repos. Les observateurs avaient même surpris des océanite tempête, un oiseau pélagique, errer sur les fleuves de la Drôme et de la Côte d'or.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 10 Avril 2016 - 17:07 Des hirondelles survolent le lac Mouriscot


Nouveau commentaire :
Twitter


Zoom

1 031 773 signatures contre les cages à poules

Une initiative citoyenne européenne lancée contre les cages en élevage a mobilisé jusqu'à ce jour plus d'un million de personnes. De quoi bientôt saisir l'Union européenne pour lui demander d'y mettre fin. Le Brexit menaçant, le Royaume Uni en a été écarté.

04/06/2019





Partager votre site



Recherche

La côte basque en images

La puce à l'oreille
30/05/2019

Coup de filet chez les pilleurs d'oiseaux

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont réalisé un joli coup de filet les 2 et 4 avril derniers dans le Nord : 21 verdiers d'Europe, 18 chardonnerets élégants, 12 linottes mélodieuses 10 sizerins flammés, 20 tarins des aulnes, 23 pinsons des arbres, 3 pinsons du Nord et 4 moineaux domestiques. Les 112 passereaux sauvages avaient été placés sous les barreaux par des particuliers peu scrupuleux qui n'avaient rien trouvé mieux que se servir chez dame Nature pour satisfaire leur soif d'euros. Ces oiseaux sont de fait le sujet d'un trafic bien organisé qui ira les exhiber dans des concours de chant ou de beauté « qui se déroulent principalement en Belgique. Les oiseaux, même ceux nés et élevés en captivité - dont la réglementation est plus souple - se reproduisent très mal. Le taux de survie est médiocre : au maximum 4 à 5 ans. D’où un turn over important. Les oiseaux sauvages capturés en nature alimentent toute la filière », explique l'ONCFS. Le trafic est juteux : 70 euros pour un chardonneret capturé dans son milieu. Le collectionneur doublera, voire triplera, la mise pour l'oiseau blanchi, avec une fausse bague homologuée. « Certains croisements permettent d’obtenir des spécimens très recherchés pour la qualité de leur chant ou pour leurs mutations. Les oiseaux « mutés » sont revendus entre 400 et 600 euros pièce pour les mutations courantes, et jusqu'à 1000 euros pour les plus rares. » Et pendant ce temps, les populations déclinent, de 40 % au plan national pour le chardonneret, de 80 % pour les effectifs nicheurs de la linotte mélodieuse en Nord Pas-de-Calais sur la période 1995 à 2014.



On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Téléchargement