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Les requins à la une cette semaine


Mercredi 19 Octobre 2011


Pour préserver les requins dans les mers et les océans, l'association Shark Alliance a donné le coup d'envoi lundi de la Semaine européenne des requins. Une semaine pour sensibiliser les euro-citoyens sur les menaces qui pèsent sur ces espèces marines. Et pas des moindres, le finning. L'opération consiste à capturer le requin, prélever ses ailerons et rejeter le cadavre en mer... Explications.




Le musée de la mer de Biarritz organise deux rendez-vous autour de ses requins  ©xoriburu.info
Le musée de la mer de Biarritz organise deux rendez-vous autour de ses requins ©xoriburu.info
Le requin n’a pas bonne presse. Chaque année, il défraie la chronique : il a attaqué un homme. Surfeur ou plongeur. Dans les eaux réunionnaises, cinq personnes en ont été victimes depuis le début de l’année. Deux d’entre elles y ont perdu la vie. Le requin est énorme. Dans l’eau et dans les rêves. Toutefois ce ne sont pas ces attaques mortelles qui menacent sa survie dans les eaux du monde. Ce sont plutôt ses ailerons. L’homme en est friand. L’homme est un mangeur de requins. Sans assez de modération.

Dans le requin, tout est bon à exploiter. Sa chair, l’huile que l’on en tire et ses ailerons. Le requin est chassé depuis des lustres. Mais aujourd’hui tout du requin n’a pas la même valeur commerciale. Ce sont ses ailerons qui génèrent le plus d’argent. Car les ailerons de requins sont indissociables de la soupe aux ailerons de requins. Un mets de choix de la gastronomie chinoise. Or la demande en nageoires de requins a explosé ces trente dernières années

Et pour répondre à ce marché lucratif, la pêche aux requins s’est multipliée. Une pêche particulière puisque seuls les ailerons présentent une forte valeur ajoutée. Les professionnels ont pris l’habitude de par les mers et les océans du monde, de capturer les requins, découper leurs ailerons et rejeter par dessus bord leurs carcasses. L’opération s’appelle le finning. Du mot anglais fin signifiant aileron.



Le bassin des requins au musée de la mer de Biarritz ©xoriburu.info
Le bassin des requins au musée de la mer de Biarritz ©xoriburu.info
C’est contre ce finning que la Semaine européenne pour les requins se mobilise encore cette année. Sans s’appesantir sur l’éthique de cette pratique en matière de bien-être animal (les requins amputés sont parfois rejetés vivants en mer), les organisateurs de cette manifestation en dénoncent le gaspillage. Et demandent son arrêt définitif.
En 2009, l’Union européenne a bien adopté un plan d’action communautaire en faveur des requins. Plan qui interdit le prélèvement des ailerons en mer. Mais une dérogation existe que certains pays membres n’hésitent pas utiliser.

Cette année, la Semaine européenne des requins, lancée en début de semaine par Shark Alliance, appelle :
« - à interdire totalement l’enlèvement des nageoires de requin en mer,
- fixer des limites de captures pour les requins et les raies sur base des avis scientifiques et selon une approche de précaution,
- prendre des mesures de protection à l’échelle européenne et nationale pour les espèces menacées de requins et de raies.

Les requins grandissent lentement, arrivent tardivement à maturité et se reproduisent peu, ce qui rend leurs populations particulièrement vulnérables face à la surexploitation et ne leur permet pas de se reconstituer rapidement après avoir été décimées. » Et Shark Alliance de lancer une pétition pour une meilleure protection de ces espèces.

Les ressources de la mer et de l’océan ne sont pas inépuisables. Pas plus les requins que les anchois. Dans les eaux européennes, un tiers des populations de requins est déjà menacé.

Pour sensibiliser les eurocitoyens à ces espèces, des organisations organisent des manifestations dans toute l’Europe. A Biarritz, le Musée de la mer propose deux rendez-vous autour de son nouveau bassin des requins.


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Virginie Bhat


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