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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Les ours sous un été mi-figue mi-raisin

Le Béarn


Dimanche 25 Juillet 2010


Demain, à Toulouse, les montagnards attendent de pied ferme Chantal Jouanno. La secrétaire d'Etat à l'écologie doit intervenir devant le Comité de massif des Pyrénées. Annoncera-t-elle un nouveau plan de réintroduction de l'ours? Les uns le réclament. les autres ne veulent pas en entendre parler. Des rumeurs parcourent les vallées et les pics : deux ours de la Cantabrie espagnole serait relachés dans le Béarn.




Les rumeurs vont bon train depuis quelques jours dans les Pyrénées. Deux ours en provenance de la Cantabrie espagnole seraient relâchés à l'automne dans le Béarn. Le Collectif CAP-Ours qui regroupe une quinzaine d'associations, espère bien que Chantal Jouanno confirmera l'information à Toulouse demain. Elle est attendue dans le ville rose par le Comité de massif des Pyrénées. Les opposants à la réintroduction ont d'ores et déjà annoncé qu'ils seraient là pour manifester. Ils ont demandé à toutes les vallées pyrénéennes d'envoyer des émissaires pour un rassemblement devant la préfecture de Région. Ils refusent " l'ensauvagement programmé des Pyrénées que supposerait une population viable d'ours : 150 à 200 plantigrades au moins."

" Vous avez déclaré et répété que vous ne serez pas la Ministre qui renoncerait à sauver l'ours dans les Pyrénées, et nous vous faisons confiance, a lancé le collectif CAP-Ours à l'attention de Chantal Jouanno dans un communiqué. Mais l'ours ne peut plus attendre. De fait, ne pas lancer les préparatifs dès maintenant revient à reporter les lâchers pour plusieurs années car 2012 sera sans aucun doute peu propice au lancement d'un tel plan. Et qui sait dans quel état sera le noyau occidental du Béarn, déjà si réduit?"

Aujourd'hui, sur les 17 ours recensés sur le massif pyrénéen, seuls trois individus fréquentent le Béarn. Des mâles qui faute de femelles à proximité ne pourront pas assurer la survie de l'espèce dans la région. L'association Adet-Pays de l'ours rappelle que le seuil d'au moins 50 ours peut assurer l'avenir de l'espèce dans les Pyrénées.

Virginie Bhat


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