xoriburu.info
Les animaux entre ciel et terres sauvages

Les oiseaux migrateurs regardent la terre de haut

La Journée mondiale des oiseaux migrateurs


Samedi 14 Mai 2011


Chaque année, quelque 50 millions d’oiseaux dans le monde migrent. Des milliers de kilomètres battus par leurs ailes. Du sud vers le nord au printemps. Du nord vers le sud à l’automne. Les oiseaux sont sans frontières. Seuls liens souvent entre des écosystèmes bien différents. Ce sont ces écosystèmes qui ce week-end sont le thème de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, millésime 2011. En cause : leur réduction ou leur disparition. Et d’appeler à leur conservation.




Les oiseaux migrateurs regardent la terre de haut
Cette année la journée mondiale des oiseaux migrateurs donne un coup de projecteur sur les écosystèmes que fréquentent ces animaux-là. Elle est placée sous le thème « Les changements d’utilisation des sols – vue à vol d’oiseau ». Le but est d’alerter l’opinion sur la fragmentation et la dégradation de leurs habitats naturels. Et l’appeler à favoriser leur conservation. Ce sont le plus souvent les activités humaines qui réduisent ces habitats comme peau de chagrin.

La population humaine augmente chaque année. D’ici quarante ans, en 2050 donc, les projections l’estiment à 9,3 milliards d’individus. A 10,1 milliards au début du siècle prochain selon les Nations Unies. Nous sommes près de 7 milliards aujourd’hui à vivre sur la planète. Les villes devront donc un peu plus se développer, les champs s’étendre, pour les loger et les nourrir. Pour corollaire, des habitats naturels bouleversés. Sans parler des pollutions…

« Bien que les oiseaux migrateurs soient confrontés à de multiples menaces sérieuses, la façon dont les hommes utilisent les terres qui les entourent a, de loin, les effets les plus néfastes. L’utilisation non durable que fait l’homme des terres, que ce soit par la déforestation, l’agriculture intensive, la production de biodiesel, la mise en valeur, l’urbanisation ou l’exploitation minière, soustrait ou dégrade les habitats des oiseaux migrateurs, affectant ainsi leurs populations à l’échelle mondiale », a déclaré Bert Lenten, Secrétaire exécutif adjoint de la Convention sur les espèces migratrices (CMS) et initiateur de la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs.

Les migrateurs, les sentinelles de l'environnement

Les oiseaux migrateurs sont souvent les premiers animaux à subir les effets des changements environnementaux. Ils « ont été appelés les « sentinelles mondiales des changements environnementaux » car, en une année, a commenté Nick Davidson, Secrétaire général adjoint de la Convention de Ramsar sur les zones humides dans une déclaration. Ils se déplacent entre plusieurs endroits et habitats à travers le monde, faisant ainsi l’expérience de la salubrité de leur environnement. L’état de santé de ces oiseaux nous fournit un signal clair du changement d’ensemble de notre environnement. Et le signal donné n’est pas bon. »

« En ce qui concerne les oiseaux migrateurs, le monde n’a certainement pas réussi à atteindre l’Objectif 2010 de réduction du taux d’appauvrissement de la biodiversité. Pour prendre en main les « Objectifs d’Aichi » qui y font suite et ont été adoptés l’année dernière à Nagoya lors la COP10 de la Convention sur la diversité biologique et à la réalisation desquels toutes les conventions environnementales, notamment Ramsar, la CMS et l’AEWA, se sont engagées à collaborer, il est nécessaire que nous redoublions tous d’efforts, que ce soit au niveau des gouvernements, des milieux d’affaires ou de la société civile, afin d’endiguer et d’inverser les tendances des causes sous-jacentes du déclin des oiseaux migrateurs », a ajouté M. Davidson.

Des exercusions ornithologiques ce week-end

C’est en 2006 que la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs a été lancée pour la première fois. Elle est organisée par la Convention sur les espèces migratrices (CMS) et l’Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA) – deux traités intergouvernementaux en faveur de la vie sauvage, administrés par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Elle est soutenue par d’autres organisations comme BirdLife International, Wetlands International et le Secrétariat du Partenariat pour la voie de migration Asie de l’Est – Australasie (EAAFP).

Dans une cinquantaine de pays, ce week-end est l’occasion d’organiser des manifestations autour des oiseaux migrateurs : festivals ornithologiques, des programmes pédagogiques, des présentations, des projections de films et des excursions ornithologiques…

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 11 Juillet 2019 - 16:09 La huppe fasciée en goguette à Bibi


Nouveau commentaire :
Twitter


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site


On marche sur la tête !

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien aimé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info relayée par les média locaux vendredi ne serait ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour en arracher la tête... lors d'un repas de fêtes. Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, réprésentant de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.



La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

La côte basque en images


Inscription à la newsletter

Téléchargement