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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Les journées européennes de la migration s'installent au Pays Basque


Vendredi 3 Octobre 2014


Pourquoi les oies, les cormorans ou les grues volent-elles en V ? Quel est le but ultime des palombes survolant le Pays basque à l'automne ? Les merles ou rouges-gorges migrent-ils ? Ce week-end sonne l'heure des journées européennes de la migration, créées par Birdlife International en 1993. De nombreuses animations vous attendent en France.




L'instinct migratoire des oiseaux reste encore un mystère. Des animations ce week-end permettront de lever certains voiles ©V.B.
L'instinct migratoire des oiseaux reste encore un mystère. Des animations ce week-end permettront de lever certains voiles ©V.B.
Au-dessus du col d'Organbidexka dans les Pyrénées basques, au fil de l'été 25 993 milans noirs sont passés. 10 022 bondrées apivores... Ces oiseaux migrateurs ont déjà quitté nos contrées et filé plus au sud se mettre au chaud pour l'hiver. C'est au tour des milans royaux et autres rapaces maintenant de franchir le massif. Déjà quelques pigeons ont pointé leur bec et regagné leurs quartiers hivernaux. L'automne sonne l'accélération des migrations. Mais où vont-ils ? Pourquoi les oies qui passent au-dessus de nos têtes volent en V ? Elles économisent 20% de leur énergie ainsi plutôt que de voler en ordre dispersé !

Les nouvelles technologies au service de la biodiversité

On ne sait pas toujours que « la sterne arctique parcourt plus de 70 000 km lors de son voyage de migration annuelle. Que la barge rousse détient le record de distance sans escale : 11 500 km en seulement 8 jours. Que la grue cendrée peut traverser la France en moins d’une journée » pointe du doigt la Ligue pour la protection des oiseaux.

C'est justement l'occasion ce week-end d'en apprendre un peu plus sur ces mystérieuses migrations. Lancées en 1993 par l'association internationale Birdlife, les journées européennes de la migration répondront aux multiples questions que les curieux, petits ou grands, se posent. De fait des animations sont organisées, au Pays Basque et ailleurs, qui répondront aux interrogations les plus diverses.

Au Pays Basque, ces journées ont fait débuté dès mercredi au domaine d'Abbadia à Hendaye par un atelier « Les NTIC au service de la biodiversité » Eh oui, les nouvelles technologies viennent désormais soutenir les observations visuelles ! C'est ainsi que François Esnault du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et Laurent Couzi de la LPO Aquitaine auront présenté deux applications pour smartphone. La première permettant d’intégrer ses observations de la faune et de la flore dans une base de données collective régionale. La seconde est un outil d’information en temps réel sur les espaces naturels départementaux (infos, actualités, animations etc..).

La vie de Robert-Daniel Etchecopar, ornithologue, racontée au château d'Abbadia

L'étude des migrations des oiseaux ne date pas d'aujourd'hui. Si les Grecs ou les Romains observaient leur vol pour prédire l'avenir, déjà en 1702 Johann Ferdinand Adam von Pernau qui publie son premier livre consacré à l'observation des oiseaux s'intéresse aux mécanismes de leur migration. L'ornithologie a inspiré et inspire toujours de nombreuses passions.

Un de ses hommes a été Robert-Daniel Etchecopar (1905/1990). Et hier soir, à l'invitation du Cpie Littoral basque, une conférence donnée par son épouse, Lucia Dorota Etchecopar, aura permis au public de mieux connaître la vie de cet ornithologue basque, grand spécialiste des mésanges du monde.

Docteur en droit, Robert Daniel Etchecopar abandonna la robe s'avocat pour se consacrer à l'étude des oiseaux. Il parcourut la planète, notamment l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Autant d'expéditions qui donnèrent lieu à la publication de plusieurs ouvrages de référence sur les oiseaux de ces contrées. SOn épouse qui l'accompagna sur les routes empruntées par les oiseaux présentera l'ouvrage « Les Carnets secrets d’un ornithologue » de Robert-Daniel Etchecopar et Frédéric Jiguet , illustré par Paul Barruel a été édité en octobre 2013 aux éditions Larousse.

Le baguage des oiseaux, aide précieuse au suivi des migrations

Le bal des oiseaux ne s'arrête pas là au château d'Abbadia d'Hendaye. Pour ceux qui n'auront pas eu l'occasion de se rendre aujourd'hui à la réserve de la biosphère Urdaibai, une journée de randonnée organisée par le Cpie Littoral basque pour observer les oiseaux sur l'estuaire, ils pourront se rattraper samedi dans l'après-midi. Un après-midi consacrée à l'étude scientifique des migrations des oiseaux par baguage

A 14h30, projection du documentaire "Drôles d'oiseaux"qui présente les techniques et stratégies des ornithologues pour mieux connaître et protéger les espèces. Puis Une heure plus tard, à 15h30, Claude Paucot, bagueur pour le Centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux expliquera à quoi sert le baguage des oiseaux dans l'étude des migrations et le suivi des populations d'oiseaux.

Et pour ceux qui préfèrent l'appel de la nature, sur le col d'Organbidexka, des observateurs (1) guettent le passage des migrateurs. Du 15 juillet au 15 novembre, du lever au coucher du soleil. Reste les conditions météorologiques qui permettront ou non de lever le nez au ciel et observer le passage des migrateurs.

(1) Contact : Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux- LPO Aquitaine, Erdoia, 64120 Luxe-Sumberraute. mail : jeanpaulurcun.lpo@neuf.fr

Virginie Bhat


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