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Les dissections sur les souris à l'école, c'est fini


Jeudi 18 Décembre 2014


Les collégiens et les lycéens de l'enseignement général ne dissèqueront plus de souris. Le ministère de l'Education nationale l'a précisé aux recteurs d'académie fin novembre.




Les souris de laboratoire n'ont plus rien à craindre dans les collèges et lycées de l'enseignement général : elles ne seront plus découpées sur les pianos de laboratoires par les élèves. Dans une lettre adressée aux recteurs d'académie le 28 novembre dernier, le ministère de l'Education nationale a précisé les règles des travaux pratiques en classe de SVT, sciences de la vie et de la terre, et BPH. Une information révélée par Antidote en début de semaine.

Les souris exclues des collèges et des lycées, et les grenouilles ?

C'est en vertu de la directive européenne 2010/63/UE transposée en droit français que les souris échapperont au scalpel de l'enseignement général. Cette directive relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques établit un principe dit des trois R : remplacement, réduction, raffinement. Son but : réduire l'utilisation des animaux de laboratoire, y compris à l'école.

Mais il semblerait que la directive transposée en droit français l'an dernier manquait de clarté. Et si elle écartait définitivement les souris de l'école, tous les professeurs ne l'ont pas bien compris. D'où la missive du ministère qui remet les points sur les I.

« La dissection des souris est donc désormais totalement exclue dans toutes les classes jusqu'au baccalauréat » a donc précisé le ministère. Les professeurs auront d'autres alternatives pour enseigner l'anatomie : les invertébrés, à l'exception des Céphalopodes et l« es vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinés à l'alimentation »

Les élèves pourront donc continuer à disséquer des cœurs de bœuf ou de porc, des foies, des yeux... Voire des poissons, des grenouilles, des poulets ou des poussins qui détournés des assiettes finiront sur leurs paillasses de laboratoire.

Et quid des poissons, des grenouilles ou des poussins qui finissent dans les assiettes ?

Films, mannequins interactifs ou reproductions d'animaux sont des méthodes alternatives

En tant que militant actif dans plusieurs pays, je considère cette annonce ministérielle comme un grand pas en avant, en France, même s'il reste encore beaucoup à faire, s'est félicité André Ménache, directeur d'Antidote Europe.

L'association rappelle que d'autres alternatives que les âtres vivants existent : reproductions d’animaux ou d’organes ou de parties anatomiques (articulation de la hanche, par exemple) en matières plastiques, mannequins interactifs, films et programmes informatiques interactifs.

Des études ont montré que ces méthodes « réussissent au moins aussi bien que celles qui supposent l’utilisation d’animaux, et parfois mieux. Ces réussites incluent une meilleure acquisition et développement de techniques chirurgicales, anesthésiques ou cliniques, une meilleure compréhension des processus biologiques complexes, une plus grande efficacité dans l’apprentissage et de meilleurs résultats aux examens. »

Justement, le ministère de l'Education dans sa lettre que les corps d'inspections territoriaux proposeront aux professeurs des alternatives qu'ils pourront mettre en place. A la place de souris en chair et en os.

Virginie Bhat


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