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Eko-société

Les cages à lapins, une terrible réalité


Samedi 25 Octobre 2014


Leurs corps blancs entassés les uns contre les autres dans des cages exigües... l'association CWIF a plongé dans l'univers terrible des élevages industriels de lapins.




Il est bien loin Jeannot lapin baguenaudant robe beige dans la luzerne verte. Il ne reconnaîtrait pas ses petits, pelage aussi blanc que le lapin blanc dans Alice au pays des merveilles. Mais de pays des merveilles il n’y en a pas pour les enfants de Jeannot. Yeux injectées de sang, entassés dans des petites cages. Ici pas question de se lever sur ses pattes arrière. Encore moins d’entamer le moindre bond.

Cet été, l’association de protection animale, CIWF (Compassion in World Farming), est allée enquêter dans 16 élevages intensifs de lapins de cinq pays membres de l’Union européenne : Chypre, Grèce, Italie, Pologne et République tchèque. Elle l’avait déjà fait en 2012 en Espagne, en France et en Italie, un trio qui produit les trois quarts des 332 millions de lapins élevés et abattus en Europe.

Des milliers de lapins blancs entassés dans des cages grillagées

A deux ans d’intervalle, les images dénoncent les mêmes conditions terribles dans lesquelles les lapins blancs vivent. Ou plutôt survivent. De grands hangars abritent des enfilades de cages surélevées. Des milliers de lapins blancs les uns contre les autres, tapis, les quatre pattes posées sur du grillage. Pourquoi du grillage ? Parce qu’il laisse passer urines et déjections qui s’accumulent sous les cages. Plus hygiénique dans des élevages où le temps coûte cher !

Nulle litière où creuser et se cacher. Rien à ronger si ce n’est son frein en attendant que quelque 75 jours et nuits ne passent avant l’abattage. Quand encore ils vont jusque-là : près de 3% meurent avant. Une délivrance ? Alors c’est vrai que la sélection génétique a fait des progrès et mit au point des animaux plus aptes à supporter ces conditions d’élevage que leur ancêtre Jeannot lapin. Pour autant elle n’en a pas fait des êtres inanimés, incapables de ressentir douleur et stress.

Les lapines reproductrices sont sollicitées sans compter. Une dizaine de petits par portée, souvent tous les 42 jours. Durée de vie maximale : deux ans. Mortalité de 27% d’entre elles sur un an selon l’association.

Le CIWF lance une pétition pour la fin des cages à lapins

Les lapins d’élevage industriel sont pour l’heure des animaux dont le bien-être est laissé pour compte par les autorités européennes ou nationales dénonce le CIWF. Il n’existe pas de standards minimaux de bien-être spécifique à l’espèce lapine. Alors que ces normes existent pour les poules et les porcs.

Des alternatives ? Les élevages biologiques ou Label Rouge sont des niches aujourd’hui sous-développées : 99% des lapins sont élevés en intensif rappelle le CIWF.Ils mériteraient pourtant de sortir de leur ornière : leurs lapins sont au moins élevés dans des enclos mobiles sur des prairie, quotidiennement déplacés, des parcs clôturés ou des bâtiments avec accès à un parcours extérieur herbeux. Pour nourriture surtout de l’herbe en pâturage complémentée par des céréales et du foin.

CIWF appelle les euro citoyens à se mobiliser pour une fin des cages pour les lapins. Une pétition a été lancée.

Virginie Bhat


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