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Lea, l’image moderne du rugby


Lundi 24 Novembre 2014


Au sud de la Bidassoa, les jeunes femmes n'hésitent plus à se lancer dans le rugby. Portrait de Léa, animatrice à Txingudi Rugby Eskola, la première école de rugby internationale du monde.




Lea et Alexandre, l’image du rugby sans frontières ©DdL
Lea et Alexandre, l’image du rugby sans frontières ©DdL
Dans les tribunes du stade Ondarraitz, une jeune femme brune apprécie la rencontre engagée qui se déroule entre Hendaye et Nafarroa ce dimanche 23 novembre. Elle est à l’aise, et « admise » par ses voisins de travée, car de toute évidence, elle connaît bien ce sport la plupart du temps pratiqué par des hommes. « Oui mais au sud de la Bidassoa les femmes sont sportives, et moi je joue au rugby à Irun » explique Lea Etxebarrieta. Comme tous les frontaliers, elle est chez elle à Hendaye, où elle se trouve depuis le matin afin de participer à la signature de la première école de rugby internationale du monde : Txingudi Rugby Eskola, qui permet aux enfants des trois villes du Consorcio, Hondarribia, Irun et Hendaye, de bénéficier de la compétence des mêmes éducateurs.

Lea Etxebarrieta est l’exemple type de la rugbywoman de demain

Sociétaire du club d’Irun fondé en 1969 et qui commença à gambader sur la plage d'Hondarribia et les pelouses d’Hernani, Lea, qui joue avant, estime que le rugby ne nuit nullement à la féminité : « Dans ce domaine, le sud de la Bidassoa est en avance sur le nord, les femmes sont très sportives. Pour ma part, il y a un an encore, je trouvais que le rugby était un sport horrible. Et puis une collègue de surf m’a dit qu’il fallait que j’essaye. J’ai tout de suite compris que mes préjugés étaient infondés, et aujourd’hui je m’amuse bien. L’esprit est excellent dans cette discipline, on y a des amis des deux sexes. Et surtout il y a des valeurs, comme le respect mutuel, c’est capital pour se sentir bien. A Irun, on s’entraîne avec Hernani qui a une belle équipe. On progresse. Et cette création d’une école de rugby internationale est une innovation de grande portée ».

Lea participera volontiers à l’enseignement, avec Alexandre Yriarte responsable de l’école de rugby d’Hendaye, et les joueurs de l’équipe fanion Jérôme Bainçonau et Battit Chaudière. Comme dit le président hendayais Jean Pierre Beaucoueste : « C’est un plus pour les écoliers et c’est aussi un bon moyen de détecter les talents, qu’ils soient issus d’un côté ou de l’autre de la rivière.» Il va même plus loin en affirmant qu’il demandera à la fédération une dérogation pour les joueurs venus d’Hegoalde ne soient pas considérés comme étrangers dans le rugby français.

Dans la matinée, la démonstration des écoles de rugby de Nafarroa et d’Hendaye lui a donné raison. Comme il y a pas mal d’enfants du sud à Hendaye, les gamins des deux camps n’avaient qu’un moyen de communiquer : l’euskera. Et cette question de nationalité est obsolète à la frontière, où le consorcio a fait tomber les barrières. Quant à Lea Etxebarrieta, elle est l’exemple type de la rugbywoman de demain : père espagnol, mère française, et membre de l’école de rugby transfrontalière.

Daniel de Luz


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