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Zooms

Le yéti garde son mystère


Vendredi 4 Juillet 2014


Yéti pour les uns, bigfoot pour les autres, almasty pour certains, l'étrange créature alimente toujours les rêves les plus fous. Des généticiens de l'université d'Oxford ont tenté de lever le voile en analysant plus de cinquante échantillons de poils attribués aux différents abominables hommes des neiges du monde entier. Et surprise !




Qui est donc le yéti ? Un abominable homme des neiges sorti tout droit de l'imagination humaine ? Un animal fait de chair et de sang qui hante les montagnes de l'Himalaya ou d'ailleurs ? Depuis des décennies, des explorateurs cherchent la petite bête et tentent d'apporter la preuve de son existence.

Des témoins l'ont vu de leurs yeux vu. D'autres ont trouvé des empreintes. Mais aucun corps ou fossile n'a jusqu'à présent été découvert ou authentifié comme tel. Est-il homme ou grand singe ?

Les analyses ADN des présumés yétis ont révélé une surprise

En mai 2012, le muséum de zoologie de Lausanne et l'université d'Oxford lancent un appel aux musées et collectionneurs du monde entier afin de recevoir des échantillons de poils attribués au yéti. Les scientifiques qui vont mener l'enquête reçoivent 57 échantillons. Dont ils en écartent deux après un premier examen scientifique. L'un était d'origine végétal, le second une fibre de verre.

Les autres échantillons proviennent surtout des Etats-Unis où le bigfoot vivrait. D'autres de Russie où l'almasty roderait. Enfin un d'Inde, un du Bouthan un autre du Népal qui nomme la bête étrange le yéti. Un dernier arrive de Sumatra qui abriterait l'orang pendek.

Après des analyses ADN des poils, les conclusions des chercheurs tombent comme un couperet : ours brun, coyote, cheval, vache, tapir malaisien, mouton... Les poils décortiqués ont perdu de leur superbe ! SI ce n'est que parmi eux deux poils sèment le trouble. Le premier trouvé dans le Ladakh en Inde où l'animal avait été tué voilà quarante ans, le second au Bouthan. Leur ADN correspondent à celui d'un fossile du pleistocène d'un ours blanc qui aurait ainsi vécu voilà plus de 40 000 ans !

Les scientifiques, qui ont publié leurs résultats mercredi 2 juillet dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society ,avancent deux hypothèses : ces deux poils proviendraient d'une espèce encore inconnue, d'une variété d'ours polaire de couleur différente ou d'une hybridation entre un ours brun et un ours polaire.

« S'il s'agit d'hybrides, les spécimens du Ladakh et du Bhoutan descendent probablement d'une souche apparue au tout début de la différenciation entre l'ours brun et l'ours polaire » précisent les auteurs de l'étude.

« Si de tels ours sont largement répartis dans l'Himalaya, ils pourraient bien contribuer à fonder la légende du yéti, surtout si, comme le rapporte le chasseur qui a tué le spécimen du Ladakh, ils ont un comportement plus agressif vis-à-vis des humains que les espèces locales connues. »

Et les chercheurs de ménager la chèvre et le choux : « s'il est important de garder en mémoire que l'absence de preuve n'est pas preuve de l'absence et que cette étude ne peut réfuter l'existence de primates étranges, elle n'a pas plus trouvé de preuve pour le soutenir. » Les yéti, bigfoot et almasty gardent encore tous leurs mystères.

Virginie Bhat


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