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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Le retour des rouges-gorges


Lundi 29 Novembre 2010


Plage de la Milady à Biarritz. Il est 15 heures. Les merles noirs de l'été semblent avoir quitté la promenade qui surplombe la plage. Ils ont laissé la place à d'autres espèces qui vont y hiverner. Parmi lesquels des rouges-gorges. Ils ont quitté les terres enneigées du nord de l'Europe pour un climat plus hospitalier à leur espèce en hiver.




©xoriburu.info
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Plage de la Milady à Biarritz. Balayée par près d’un mois de pluie, l’herbe de la promenade est verte et drue. Les merles noirs de cet été ont l’air d’avoir quitter les lieux. Ils les ont libérés pour d’autres espèces qui viennent y passer l’hiver. Le rouge-gorge familier est l’une d’entre eux.

Le rouge-gorge familier est une espèce facétieuse. Si l’on peut dire… Et sans tomber dans l’anthropomorphisme. Son nom évoquerait les ardeurs des volcans allumés, sa gorge se déploie dans la douceur des nuances orangées. Plus soutenues chez les mâles que les femelles. Les néophytes le pensent oiseau sédentaire des contrées européennes ; or il peut migrer sous certaines latitudes. L’hiver dans le nord de l’Europe ou de l’Asie est trop rude pour qu’il y reste. Il migrera vers des terres plus douces et hospitalières.

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Ainsi, en Scandinavie quasi tous les rouges-gorges s’envolent vers le sud, parmi lesquels certains s’arrêteront en France ou en Espagne. Combien de coups d’aile ces oiseaux de 14 cm auront-ils donné pour y arriver ? En France, certains resteront rivés à leurs territoires tandis que d’autres franchiront les Pyrénées. Le rouge-gorge est un migrateur partiel, comme le merle noir, la mésange bleue, le pinson des arbres…

L’espèce se nourrit surtout d’insectes et d’invertébrés, de graines et de baies à l’automne… Mâle et femelle se retrouvent le temps des amours. Elle va construire le nid, à l’abri dans des fourrés denses. C’est elle qui assurera l’incubation des œufs. Pendant 11 à 14 jours. Lui partira lui chercher quelque nourriture terrestre. Sans relâche, il reviendra au nid plusieurs fois par heure la nourrir. Les cinq, six ou sept coquilles se brisent, les oisillons naissent aveugles et nus.

Sous l’aile protectrice de leurs parents, ils grandiront. Ils feront leurs premiers pas hors du nid dès leur quinzième jour. Ils n’attendront pas une semaine pour le quitter. A ce stade-là de leur vie, ces jeunes n’ont pas la gorge colorée de leurs parents. Ce qui leur permet de ne pas s’attirer leurs foudres. Ils ne sont pas encore concurrents de leurs pères et mères. De fait, les individus de cette espèce tiennent à leur territoire respectif. Les mâles prêts à en découdre pour le défendre face aux intrus. Les couples ont deux à trois couvées par an.



Les cormorans plus nombreux à cette saison qu'à l'été ©xoriburu.info
Les cormorans plus nombreux à cette saison qu'à l'été ©xoriburu.info
C’est ainsi que chaque hiver, les pelouses de la promenade de la Milady accueillent de nouveaux migrateurs. Et c’est dans les haies denses qui les bordent que ces petits oiseaux se réfugient dès qu’ils sentent un danger… le pas d’un promeneur emmitouflé.

Il est 15 heures. Les eaux atlantiques frisent les 16°C. Un seul surfeur, silhouette noire sur l’océan outre-mer. Les vagues s’échappent dans des halos de gouttelettes. Sur le rocher, huit cormorans, vigies des prochaines tempêtes. Quelques promeneurs. Le fond de l’air est froid ; moins froid qu’ailleurs sûrement. Ici il frise les 8°C. Les pieds nus du surfeur seront mieux dans l’eau.

Virginie Bhat


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