Zooms

Le propriétaire d'un zoo poursuivi pour actes de cruauté sur ses animaux


Jeudi 27 Octobre 2011


Traces de coup, hématomes ou fractures. Ce furent les conclusions des autopsies réalisées sur le corps de plusieurs animaux d’un parc animalier de Labenne l’an dernier. Lundi, le propriétaire des lieux comparaissait devant le tribunal de grande instance de Dax. Il était poursuivi pour sévices graves et actes de cruauté sur animaux.




C’est la direction de la cohésion sociale et de la protection des populations du département des Landes (DDCSPP) qui l’an dernier a levé le lièvre. Depuis le 1er janvier 2010, les directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) reprennent les compétences des directions départementales de la jeunesse et des sports (DDJS), des affaires sanitaires et sociales (DDASS), en matière d’affaires sociales, des unités départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (UDCCRF) et des services vétérinaires.

Les agents du DDCSPP des Landes s’intéressent d’abord au parc animalier pour des infractions réglementaires. Le zoo est soumis à une stricte législation puisqu’il accueille et présente au public environ 200 animaux. Mais certains d’espèces protégées comme le lémurien… « ne sont pas détenus dans des conditions répondant à leurs besoins physiologiques », rapporte la fondation 30 Millions d'amis.


L'attention des agents est attirée par la mortalité animale au sein du zoo. Le propriétaire aurait réalisé lui-même certaines euthanasies par convenance. Alors que ces actes relèvent de la médecine vétérinaire, du seul ressort des praticiens vétérinaires. C’est alors que des autopsies sur des cadavres animaux sont demandées. Elles révèlent des traces de coup, des fractures…

Lundi, l’homme a comparu devant le tribunal de grande instance de Dax. Mis en examen pour actes de cruauté et sévices graves sur animaux et exercice illégale de la médecine vétérinaire. L'ordre national et le syndicat régional des vétérinaires, la fondation 30 Millions d'amis, la SPA et la fondation Brigitte Bardot s’étaient portés parties civiles.

Le substitut du procureur a requis dix mois de prison avec sursis et l’interdiction détenir des animaux et d’exercer une profession liée aux animaux. Il a aussi requis le retrait des animaux, au profit de la Fondation 30 Millions d’Amis et de la Fondation Bardot, « qui les replaceront dans d’autres structures dignes de confiance ».

L’avocat du prévenu qui ne reconnaît pas les actes reprochés par la Justice a plaidé la relaxe de son client pour le délit incriminé. Le jugement sera prononcé le 16 janvier prochain.


Virginie Bhat

Tags : Zoos



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