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Le moratoire européen sur les forages off-shore n'aura pas lieu


Vendredi 15 Octobre 2010


Alors que les Etats-Unis viennent de lever avant la date prévue le moratoire sur les forages pétroliers dans le golfe du Mexique, la Commission européenne a annoncé qu'elle adopterait une législation sur la question. Elle abandonne ainsi l'idée d'un moratoire.




Les océans connaîtront-ils une autre marée noire ? ©xoriburu.info
Les océans connaîtront-ils une autre marée noire ? ©xoriburu.info
Le 12 juillet dernier, suite à l’explosion de la plateforme Deepwater Horizons, les Etats-Unis avaient adopté un moratoire sur les forages dans le golfe du Mexique. Ils avaient fixé au 30 novembre sa fin. Mais, les autorités en ont finalement décidé autrement. Le moratoire a été levé mardi. Les compagnies pétrolières pourront reprendre du service dans le golfe à condition de respecter de nouvelles normes de sécurité récemment adoptées par le Congrès américain. Sécurité des employés et de l’environnement. La fin prématurée du moratoire répond aussi à une demande de ceux qui s’inquiétaient du coup d’arrêt donné à l‘économie pétrolifère dans le golfe.

La marée noire provoquée par l'explosion de Deepwater avait ravivé les inquiétudes des organisations écologistes dans le monde. Certaines avaient appelé l’Union européenne à adopter une telle mesure. Finalement rmercredi, la Commission européenne s’est prononcée sur le sujet. Elle se dirige vers une législation sur les plateformes plutôt qu’un moratoire. Günhter Oettinger, commissaire européen responsable à l’énergie, a annoncé dans un communiqué : « La sécurité n’est pas négociable. Nous devons faire en sorte qu’une catastrophe comme celle qui a frappé le golfe du Mexique ne se produise jamais dans les eaux européennes. Nous proposons donc que les meilleures pratiques existant en Europe deviennent la norme dans toute l’Union. »

La fondation Surfrider-Europe a aussitôt regretté que le commissaire européen abandonne ainsi l’idée du moratoire qu’il avait évoquée en juillet dernier sur les forages en eaux profondes. Pour l’ong, « cette décision est une demi-surprise compte tenu de l’opposition manifestée par le Parlement européen le 7 octobre dernier et de la pression imposée notamment par le Royaume-Uni. » A défaut de moratoire, l’ong appelle à l’adoption rapide d’une législation européenne. Elle maintient toujours à la mobilisation des euro-citoyens sur le sujet.

Le 6 octobre dernier, alors que l'Union étudiait la question, Greenpeace appelait au développement d'autres énergies et la fin des projets pétroliers à haut risque : off-shore profond, sables bitumeux… d'ici 2050 pour limiter le réchauffement climatique de la planète.

Pour l'heure, l'UE encadre certaines normes de sécurité relatives aux plateformes pétrolières (directive sur la responsabilité environnementale et la directive-cadre sur les déchets. Mais toutes les autres qui les encadrent relèvent de chaque Etat membre de l'Union. Et parfois les normes de sécurité varient d'une entreprise à une autre. La Commission souhaiterait donc harmoniser la règlementation.

Cette nouvelle législation s’appuierait sur quatre principaux volets.
Le premier : l’octroi d’un permis pour tout nouveau forage délivré par les autorités nationales qui devront ainsi s’assurer que les compagnies respectent les normes européennes.
Le second : des contrôles par les autorités nationales et des experts indépendants.
Le troisième : des normes techniques applicables aux équipements de sécurité,
Et enfin, le principe pollueur/payeur appliqué. Les compagnies devront assurer le nettoyage et la réparation des dommages causés à l’environnement à la suite d’un accident dans une zone allant jusqu’à 200 miles de la côte.





Ester Gran


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