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Le faucon, arme fatale


Mardi 22 Juillet 2014


Envahie par les mouettes, la grande décharge de Sasieta, au Gipuzkoa, a été « libérée » par sept faucons venus de Castille.




Opportunistes, les mouettes vont se nourrir sur les décharges ©V.B.
Opportunistes, les mouettes vont se nourrir sur les décharges ©V.B.
En Gipuzkoa, plus exactement dans le Goierri, il existe près de Beasain une grande décharge à ciel ouvert à Sasieta. Un équipement indispensable, qui recueille les détritus de la contrée, et à partir du printemps prochain tous ceux du Gipuzkoa, et ne dérangerait personne…s’il n’y avait pas les mouettes. Des milliers de mouettes qui viennent se nourrir des déchets, comme elles l’ont longtemps fait à Zaluaga, entre Ahetze et Saint-Pée. Des mouettes qui constituent une véritable nuisance, car en colonisant la décharge, elles prenaient leurs quartiers dans le secteur où elles utilisaient les toitures de maisons et des bâtiments industriels comme aires de repos.

Les mouettes se riaient des canons à gaz

La communauté d’agglomération tenta bien des manœuvres pour les effaroucher et les éloigner, notamment des sirènes hurlantes et des amplificateurs sonores distillant des sons supposés les éloigner. Rien n’y fit, la mouette est un volatile intelligent, on dit même qu’elles se posent sur les canons à gaz sensés les effrayer, sachant que l’appareil ne fonctionne que sporadiquement, et elles comprennent vite le rythme des salves.

« L’arme fatale, c’est le faucon » suggéra un conseiller. Et de fait, toutes les expériences prouvent que la seule manière efficace d’empêcher les mouettes de s’installer quelque part, c’est le faucon, le pire ennemi de ces oiseaux marins. La communauté fit donc appel à un fauconnier de Leon, la société Locus Avis.

Le maître des rapaces, Fernando, arriva à Sasieta avec sept de ses pupilles, Gararda, Pepa, Kika, Maiden, Azor, Popo et Salam. Sept mercenaires à plumes entraînés comme des athlètes, capables de chasser de l’aube au coucher du soleil, perfectionnés lors de séances de simulation avec des mannequins de mouettes.

Les faucons font régner l'insécurité sur la décharge

Le résultat fut immédiat, car les mouettes, pas folles, filent dès qu’elles aperçoivent le prédateur, préférant déménager que de succomber à des coups de bec et de serres mortels. Le but n’est pas de les tuer, mais de leur faire sentir que l’insécurité règne pour elles à Sasieta.

Pour une enveloppe de 70 000 euros, les faucons de Fernando, qui ont pris pension sur place pendant des mois, ont ramené la tranquillité sur cette décharge d’une importance stratégique capitale.

Il était temps, car outre les dégâts matériels provoqués sur les bâtiments, les mouettes sont fortement soupçonnées d’avoir véhiculé le botulisme sur divers pâturages, provoquant la mort d’une quarantaine de vaches. On imagine à quel point aujourd’hui les éleveurs vénèrent les faucons….

Daniel de Luz


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