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Le colibri du festival Biarritz Amérique latine


Mercredi 2 Octobre 2013


Un colibri multicolore qui butine la fleur nationale du Chili. Cette année, l'affiche du festival Biarritz Amérique latine a mis en lumière la nature du pays et les symboles qu'elle porte. Explications de Gwladys de l'atelier graphique Mêlé qui a conçu le dessin.




Le colibri du festival Biarritz Amérique latine
« J’ai surtout regardé des vidéos. Il n’est pas facile de faire des arrêts sur image tant leur vol est rapide. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les ailes du colibri sur l’affiche ne sont pas achevées : le dessin retranscrit ainsi leur mouvement » explique Gwladys de l’atelier graphique Mêlé qui a conçu l’affiche. Cette année, le colibri et la fleur qu’il butine, le copihue ont l’art d’évoquer le Chili, pays sur lequel le festival Biarritz Amérique latine met un coup de projecteur cette semaine.

Le copihue est la fleur nationale du Chili

« Le copihue où se ressource le colibri est la fleur nationale du Chili, rappelle la graphiste. Il peut mesurer jusqu’à quinze mètres de haut. Il symbolise la robustesse et porte de nombreuses légendes. » Selon l’une de ses légendes du peuple Mapuche retracées sur la toile, ces fleurs rouges qui grimpent sur les arbres sont nées des larmes de guerriers qui survirèrent à plusieurs combats. Rescapés de la mort, ils montèrent en haut de grands arbres pour contempler les champs de bataille. Et face aux corps de leurs camarades gisant, ils se mirent à pleurer. Depuis, les copihues rappelleraient à ceux qui les regardent les soldats morts au combat.

Une autre légende veut que la grande fleur soit née des amours malheureuses d’un prince nommé Copih et d’une princesse Hues. Les deux amants appartenaient à deux peuples ennemis. Ils se rencontraient donc en catimini au bord d’une lagune, cachés au creux d’une forêt. Las leurs pères respectifs s’en aperçurent. Furieux, chacun leur tour ils s’enfoncèrent dans la forêt et devant le spectacle de leurs deux enfants enlacés, le père de Hues ficha sa lance dans le cœur de Copih. Touché au cœur celui-ci s’enfonça dans les eaux de la lagune. Le père de Copih se fut pas en reste et Hues rejoignit son prince dans les eaux. Les deux peuples pleurèrent les disparus.

Un soir, un an après le drame, ils se réunirent sur les lieux du drame. Au petit matin, deux lances entrecroisées surgirent des eaux. A ces deux lances s’accrochait une racine qui portait deux fleurs, l’une rouge, l’autre blanche... Les deux peuples se réconcilièrent et fusionnèrent le nom des deux amants pour le donner à cette grande fleur.

Les colibris ne vivent que sur le continent américain

« Le colibri symbolise la renaissance, poursuit Gwladys qui a utilisé des encres de couleur pour donner vie à la scène. Il est l’oiseau de la vie. Chez les Aztèques, les guerriers renaissaient à leur mort en colibri. » D’ailleurs, un dieu aztèque, dieu de la guerre et du soleil, a pour nom Huitzilopochtli qui en langue nahuatl signifie colibri de gauche.

Le colibri recouvre une multitude d’oiseaux. Plus de 340 espèces en fait : colibri du Chili bien sûr qui butine au nectar du copihue, colibri de Delphine, colibri à plastron noir endémique du Pérou, colibri lumachelle au Brésil... Au plumage irisé, leur taille va de 2 à 35 centimètres selon l’espèce. Ceux que l’on appelle oiseaux-mouches se nourrissent surtout de nectar et un peu d’insecte. Nectar que leur longue langue atteint et absorbe dans les corolles des fleurs alors que l’oiseau est en vol stationnaire.

Impressionnant spectacle du battement frénétique de ses ailes pour se nourrir. Et tout simplement vivre. Une cinquantaine de ces espèces qui ne vivent que sur le continent américain sont inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation des espèces. En cause, la modification de leur habitat : déforestation pour les uns, monocultures pour les autres, pesticides....

Virginie Bhat


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