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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Le bouquetin revient dans les Pyrénées


Vendredi 18 Juillet 2014


Les Pyrénées françaises ont perdu leurs derniers bouquetins voilà plus de cent ans. Cent ans après, les autorités françaises ont donné leur feu vert à la réintroduction de bouquetins ibériques. Un événement pour lequel Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, est attendue cet après-midi.




A 15h30 aujourd'hui, le bouquetin posera de nouveau son empreinte sur le massif pyrénéen. Des bouquetins en fait qui de Gredos et de Tortosa en Espagne ont fait le chemin jusqu'à plateau du Clot Cauterets dans les Hautes Pyrénées. Les animaux n'y sont pas allés à sabot ; ils ont été acheminés par les hommes de là à ici.

Le bouquetin des Pyrénées a disparu le 6 janvier 2000

A 15h30 donc, les bouquetins espagnols seront relâchés dans leur nouveau milieu. Un évènement qui diligentera le parc national des Pyrénées et pour lequel le ministre de l'Ecologie Ségolène Royal est attendue.

Un évènement parce que les Pyrénées françaises ont perdu leurs deux derniers bouquetins en 1910, tués dans le secteur du lac de Gaubès, près de Cauterets justement. Sur le versant sud, la dernière femelle meurt, écrasée par la chute d'un arbre, le 6 janvier 2000 à Ordesa en Aragon. Le bouquetin des Pyrénées a désormais disparu. Sous-espèce classée éteinte par l'Union internationale pour la conservation de la nature, Uicn.

Pendant quelques années, les scientifiques du Centre de Recherche et Technologie Agro Alimentaire d’Aragon en collaboration avec le laboratoire Advanced Cell Technology et l’Inra en France avaient espéré qu'ils ressusciteraient l'espèce par clonage. En 1999, la dernière femelle d'Ordesa avait été capturée, marquée et équipée d'un collier émetteur. On avait profité de l'occasion pour réaliser différents prélèvements dont d'Adn. Mais pour l'heure, l'opération, qui ne suscite pas toujours l'approbation, n'a pas été couronnée de succès.

Le bouquetin ibérique protégé recolonise des territoires de la péninsule

Réintroduire le bouquetin dans les Pyrénées françaises a lentement fait son chemin. Le Parc national des Pyrénées y travaille depuis plus de trente ans... Et c'est vers l'Espagne que les autorités françaises se tournent bien sûr.

Pourquoi l'Espagne ? Parce que le bouquetin des Pyrénées, Capra pyrenaica pyrenaica, appartient à l'espèce bouquetin ibérique. Capra pyrenaica pyrenaica en est une sous-espèce qui a eu une époque trois cousins. Trois sous-espèces qui vivaient dans d'autres montagnes de la péninsule ibérique.

La première, Capra pyrenaica lusitanica dans le nord du Portugal, dans les monts Cantabriques et en Galice en Espagne, s'est pour sa part éteinte depuis 1892 !

La seconde Capra pyrenaica victoriae est originaire de Gredos dans le centre de l'Espagne, la troisième , Capra pyrenaica hispanica vit dans le sud et l'est de l’Espagne.

Ces deux cousines du bouquetin des Pyrénées désormais recolonisent même des territoires de la péninsule ibérique. Au point d'ailleurs dans la réserve de la sierra de Gredos leur chasse est désormais organisée et leur trophées payés par les chasseurs entre 400 et 4000 euros ! Et c'est donc dans le vivier espagnol que les Pyrénées françaises vont puiser leurs nouveaux bouquetins.

Virginie Bhat


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1.Posté par Rap New le 21/10/2014 23:46
Quelle grosse erreur ! La réintroduction en soi d'une espèce extirpée sur notre territoire est bien sûr une bonne nouvelle mais pourquoi diable on n'a pas attendu le clonage de notre sous-espèce autochtone : Capra pyrenaica pyrenaica ? Je sais bien que ça risque d'être très long mais on y était presque en 2009 (avec un mort né), ce qui en fait le seul cas de "resurrection biologique" à l'heure actuelle d'un taxon éteint. J'ai l'impression qu'on sous-estime l'importance des sous-espèces (faut-il mettre des Tigres de Sibérie en Inde ?). Bref, j'aimerais qu'on rattrape les spécimens introduits en question (ils sont encore peu nombreux, donc plus faciles à récupérer), en attendant le retour du vrai bouquetin pyrénéen.

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