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Le bonheur est dans le foin de Lurrama


Samedi 15 Novembre 2014


Manex à tête rousse ou noire, âne des Pyrénées, pottock des plaines, porc basque... Aux côtés des animaux du Pays Basque, deux savoyardes. Les brebis Thônes et marthod et les chèvres de Savoie ont accompagné une quarantaine de paysans des pays de Savoie, invités d'honneur de cette nouvelle édition de Lurrama.




« A cette époque, il n'y avait pas de supérettes où acheter des légumes verts en hiver, sourit le Gilles Hiobergary qui devant son piano tire des orties cueillies le matin autour de Biarritz soupe et pinxos. On mangeait des pommes de terre, des légumes secs, du fromage et de la charcuterie. Il fallait attendre la fonte des neiges en Savoie pour lancer les potagers. En attendant que les légumes poussent, les fermiers coupaient les herbes sauvages qui commençaient à pousser autour de leurs fermes. » Devant le Savoyard, cueilleur producteur de plantes médicinales de montagne, des feuilles tendres de pissenlit, grande berse, rhumex. Autant de plantes sauvages que les paysans d'autrefois consommaient. Du godet de soupe chaude, la main passe à un petit morceau de reblochon fermier... Savoureux.

Dans les alpages savoyards broutent les chèvres...

Ce sont les pays de Savoie qui cette année sont les invités d'honneur de Lurrama, la ferme Pays Basque installée à la halle d'Iraty de Biarritz pour ce week-end. Savoie et Haute Savoie dont 90% de la surface agricole est en herbe ! Sur les 310 000 ha de ces terres agricoles, 220 000 sont des alpages, vastes espaces naturels destinés à la pâture des troupeaux.

Des troupeaux d'abondances et de tarines, vaches typiquement savoyardes. Mais pas seulement. Car les alpages de la région accueillent aussi des brebis et des chèvres ! Les premières, environ 2500, portent le nom de Thônes et Marthod, les secondes, 22 éleveurs, sont tout simplement nommées chèvres de Savoie. Les unes comme les autres adaptées à la vie en montagne y pâturent en été.

« Nous produisons du chevrotin, une AOP, explique l'éleveur de chèvres, l'un des quarante producteurs présents sur le stand savoyard. Et du Sérac tiré du petit lait. Je crois savoir qu'ici vous l'appelez breuil. Une petite production : sur cent litres de lait utilisés à la fabrication du chevrotin, nous tirons à peine sept séracs ! »

Et de poursuivre : « nous utilisons des chèvres de Savoie ou des alpines. Mais pas de saanens » La saanen n'a pas sa place dans les alpages : cette chèvre blanche est avant tout une race caprine des élevages intensifs. Bien loin de l'agriculture familiale et paysanne que défendent les producteurs savoyards présents à Lurrama et leur hôte.

Virginie Bhat


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