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Coin des arts

Le Roi Léon se réveille


Mardi 23 Juillet 2013


Dès demain, une marée rouge et blanche va déferler dans les rues de Bayonne. Entre concerts et corso, entre courses de vaches et bals, le Roi Léon et sa cour vont sortir de leur sommeil.




Bayonne se vêtira de rouge et blanc demain ©V.B
Bayonne se vêtira de rouge et blanc demain ©V.B
Demain soir, alors que le soleil aura déjà éteint ses feux sur la côte basque, Bayonne ruissellera de lumières festives. Tenues blanches et rouges des festayres qui, place de la Liberté, attendent. Ils attendent les clefs de la ville que le maire leur lancera du balcon de la mairie. Trois clefs. Trois quartiers : Grand Bayonne, Petit Bayonne et Saint-Esprit. Une coutume lancée en 1947.

De blanc et bleu, les festayres de Bayonne sont vêtus

C’est le 13 juillet 1932 que la cité s’ouvre pour la première fois à des fêtes. La bonne idée concoctée entre amis de la section rugby de l’Aviron bayonnais qui chaque année plongent dans d’autres fêtes, celles de Pampelune, la cité voisine. Le comité des fêtes de l’époque, présidée par Benjamin Gomez, s’en empare et propose tout un programme à la municipalité. Il s’assoie autour du 14 juillet.

Les festivités se déclinent déjà alors autour de plusieurs grandes journées. La première joue aubades et concerts, passes-rues et pelote basque. La seconde sonne à l’heure du commerce local et des courses de vaches dans les rues du Petit Bayonne. Les autres sont jours de beauté et de charme, entre corso de voitures fleuries et concours d'élégance automobile aux allées Paulmy. C’est la première apparition des géants bayonnais que crée Benjamin Gomez.

De blanc et de bleu sont alors vêtus les festayres... Jusqu’à ce qu’en 1969, Luis Mariano leur jette les clefs de la ville. Il porte alors les couleurs de Pampelune, blanc et rouge. Bayonne est alors conquise.

La cour du Roi Léon se lève

Au fil des ans, les fêtes de Bayonne se sont étoffées. Un an à peine après leur création, les premières corridas. En 1949, lassé de la traditionnelle reine des fêtes, la banda des Batsarous propose un roi. Et le 5 août 1949, le premier monarque bayonnais est couronné. Il s’appelle Léon. Léon comme Léon Dacharry. L’homme, commis vendeur dans un magasin d’imperméables du bord de la Nive aujourd’hui disparu, est bien connu de ces concitoyens dans les années 1950. Interprète de répertoire lyrique.

Depuis des années maintenant, le roi Léon a fait sa cour. Autour de lui, son Fou, son maréchal (pour le respect de l'ordre public), son chocolatier (, référence à la tradition gastronomique bayonnaise), sa gouvernante et son médecin, garants du bien-être et d'une bonne santé. Et bien entendu, sa favorite.

Ces courtisans portent tête haute. Quatre mètres de hauteur, les marionnettes sont l’œuvre du dessinateur Jean Duverdier. Dès 10 heures, chaque matin des fêtes, la cour se retrouve devant l’école Albert 1er, accompagnée de gaiteros. Elle ira réveiller son Roi Léon place de la Liberté, qui à son appel et celui des festayres, fera sa royale apparition à midi. A ses pieds, une marée désormais blanche et rouge.

Virginie Bhat


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