xoriburu.info
Zooms

Le Kenya paie un lourd tribut au braconnage


Jeudi 10 Janvier 2013


Une famille entière de pachydermes criblées par des balles... Le braconnage fait des ravages au Kenya. Il tue des animaux.. et des hommes. Six rangers et quarante braconniers ont été tués l'an dernier.




Une famille entière... Onze éléphants kenyans sont morts ce week-end, abattus par des braconniers, dans le Parc national de Tsavo, dans le sud-est du Kenya. Le gang de malfaiteurs s’est empressé de récupérer l’ivoire avant de prendre la fuite. Parmi les cadavres mutilés, celui d’un éléphanteau d’à peine deux mois.

Le braconnage s’emballe au Kenya qui abrite quelque 39 000 pachydermes sur son territoire. L’an dernier les braconniers ont abattu au moins 360 éléphants. Un des plus hauts records de ces dernières années, explique dans un communiqué le Service de la faune sauvage au Kenya (KWS). Le KWS rappelle la liste noire de 2011 : au moins 289 pachydermes morts sous les balles illégales.

Le KWS a pour mission la protection et la gestion de la faune sauvage dans le pays. Environ 8% du territoire kenyan est en aires protégées. Il compte ainsi 23 parcs nationaux, 28 réserves nationales, 4 parcs marins, 6 réserves marines et 4 sanctuaires nationaux. Autant d’aires sur lesquelles les agents du KWS doivent veiller. Et parmi leurs attributions la lutte contre le braconnage.

Le braconnage des défenses d’éléphants vient alimenter un marché noir qui s’est fait de plus en plus pressant cette dernière décennie. Il est vrai qu’il est très lucratif : un kilo d’or blanc peut y atteindre 1900 euros. Et il attire désormais le crime organisé.

Mieux armé et préparé, le braconnage tue au Kenya. Des éléphants, des rhinocéros... Mais des hommes aussi. Des braconniers et des rangers. Parmi les premiers, quarante hommes au moins ont été tués l’an dernier. Et six agents du Service de la faune sauvage y ont perdu la vie.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 26 Juillet 2019 - 15:36 Le littoral basque voit rouge

Vendredi 21 Juin 2019 - 16:56 Abandons : We are the champions


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site





On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images

La puce à l'oreille
11/08/2019

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

Inscription à la newsletter

Téléchargement